Les kiosques d'architectes ou d'entrepreneurs spécialisés dans les maisons écologiques ont particulièrement eu la cote tout au cours du week-end.

Foire Écosphère: la tendance prend de l'ampleur

Habiter une plus petite maison, plus écologique, opter pour une voiture électrique, faire des choix alimentaires santé et ralentir le rythme, ce n'est plus nécessairement l'apanage de quelques originaux en transe. La deuxième édition de la Foire Écosphère de Magog a accueilli quelque 5000 personnes au cours de la fin de semaine, des gens de tous les âges issus de tous les milieux.
« On parle encore d'une tranche assez marginale de la population, entre 5 et 10 pour cent peut-être, mais on sent clairement que la tendance s'accélère et que les gens sont prêts à changer certaines habitudes », note Éric Ferland, directeur général et fondateur il y a 12 ans de la Foire Écosphère maintenant établie à Montréal, Québec, Magog, et qui devrait s'installer aussi à Gatineau dès l'an prochain.
« Au fil des années, on note que le nombre d'exposants est assez stable, mais que les visiteurs sont plus nombreux chaque année et que leur profil change », poursuit Éric Ferland. On accueille davantage monsieur et madame Tout-le-Monde qui ont commencé à changer leurs habitudes ou qui envisagent le faire.
Les kiosques d'architectes ou d'entrepreneurs spécialisés dans les maisons écologiques ont particulièrement eu la cote tout au cours du week-end, tout comme le démo de mini-maison sur place dans lequel on défilait avec curiosité.
Des essais routiers de véhicules électriques ont aussi rallié plusieurs automobilistes en voie de troquer leur moteur traditionnel à essence pour une version moins polluante et moins énergivore.
« C'est une autre façon d'envisager ses achats et sa consommation, remarque Éric Ferland. Souvent, on va souligner qu'une maison écologique, c'est plus cher à construire. C'est vrai, mais quand tu calcules les économies énergétiques à long terme, tu récupères rapidement la différence.
« On a beaucoup modelé la Foire Écosphère pour en faire un événement pro actif, convivial positif, reprend-il. Les gens n'ont pas besoin de se faire taper sur les doigts à propos de ce qu'ils font de mal, mais bien de se faire proposer des alternatives intéressantes. Ils sont prêts de plus en plus à changer leurs habitudes. »
Déjà importante, l'offre alimentaire et culinaire de l'événement devrait aussi être augmentée en 2018 lorsque l'événement reviendra au parc Cabana aux abords du lac Memphrémagog.
« On veut proposer plus d'ateliers culinaires, de conférences sur les sujets touchant l'alimentation. Là aussi il y a une tendance importante. Les gens s'intéressent à la production locale et l'alimentation locale. On avance », assure Éric Ferland.