Le président de la Société de Transport de Sherbrooke, Marc Denault, a procédé mercredi au lancement de la carte à puce La vermeilleuse.
Le président de la Société de Transport de Sherbrooke, Marc Denault, a procédé mercredi au lancement de la carte à puce La vermeilleuse.

Fini les vignettes, voici la carte à puce de la STS

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La vermeilleuse, cette carte à puce mise à l’essai par la Société de transport de Sherbrooke (STS) l’automne dernier, est officiellement lancée pour l’ensemble du territoire sherbrookois desservi par le transport urbain. Les laissez-passer mensuels seront donc progressivement remplacés par ce nouveau support intelligent, qui pourra aussi agir comme porte-monnaie électronique pour payer des passages uniques.

« Les Sherbrookois pourront se la procurer gratuitement jusqu’au 30 juin. Elle permettra aux utilisateurs d’acquérir des droits de passage, entre autres les laissez-passer mensuels. On peut aussi télécharger sur la carte un montant entre 10 et 50 $, un montant que vous pourrez utiliser à votre guise pour prendre le transport en commun », résume Marc Denault, président de la STS. « C’est une bonne façon de toujours avoir le bon montant avec soi. Souvent, les gens nous demandaient pourquoi nous ne remettions pas de change dans les autobus. Maintenant, la somme exacte sera débitée de la carte. »

Ce nouveau mode de paiement sonne donc le glas des vignettes que les usagers devaient renouveler mensuellement. La vente de ces vignettes cessera le 10 avril dans l’arrondissement de Fleurimont et le 10 juin dans tous les autres arrondissements. Les usagers pourront néanmoins continuer d’acheter des jetons ou de payer comptant, avec la somme exacte.

La photo du client apparaîtra sur La vermeilleuse. Après avoir validé son droit de passage, l’usager devra continuer de montrer sa photo au chauffeur pour valider son identité.

Pour obtenir cette nouvelle carte, cinq points de service sont mis à la disposition des Sherbrookois. Ils peuvent se présenter au service à la clientèle de la STS, au 895, rue Cabana, ou dans les pharmacies Pharmaprix du Carrefour de l’Estrie et du Centre Sherbrooke, anciennement la place Belvédère. Les points de service situés au deuxième étage du Carrefour de l’Estrie, près de l’entrée principale, et du 3, rue Wellington Nord, sont temporaires et demeureront ouverts jusqu’au 30 juin.

À partir du 1er juillet, des frais de 10 $ seront exigés pour obtenir La vermeilleuse.

La STS espère pouvoir offrir, éventuellement, la possibilité de recharger la carte par l’entremise de son application mobile ou de son site internet. Entre-temps, il faut se présenter dans l’un des 26 points de service qui vendent des vignettes pour les laissez-passer. Ce service est déjà disponible dans l’arrondissement de Fleurimont. Il le deviendra le 21 avril dans l’ancien arrondissement de Jacques-Cartier et partout ailleurs à partir du 21 mai.

« C’est le début d’une multitude de possibilités, tant pour les utilisateurs que pour la Société de transport. La carte pourrait éventuellement servir à la bibliothèque municipale ou être intégrée à la carte étudiante au Cégep de Sherbrooke ou à l’Université de Sherbrooke. Nous pourrions ainsi faciliter la gestion des différents titres de transport », dit M. Denault.

L’utilisation de la carte pourrait être élargie à d’autres services de mobilité comme des vélos en libre-service ou de l’autopartage, ou à un programme de récompense.

La carte à puce permet de sécuriser la perception des tarifs et de collecter des informations sur l’achalandage qui serviront à optimiser l’exploitation du réseau.

Le coût du déploiement de La vermeilleuse s’élève à près de 2 M$, dont 85 % proviennent de subventions. La STS compte toutefois réaliser des économies en réduisant les fraudes et en augmentant son efficacité.