Les motoneiges et les quads peuvent à nouveau circuler normalement sur les sentiers dans le secteur Saint-Élie, où un blocus avait été mis en place depuis le début de la saison.

Fin du blocus des sentiers dans le secteur Saint-Élie

Deux bonnes nouvelles sont venues agrémenter l’humeur des motoneigistes et des quadistes de la région au cours des derniers jours.

À l’impressionnante bordée de neige de dimanche, il faut ajouter le règlement du blocus des sentiers dans le secteur Saint-Élie, ce qui séparait la région en deux.

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La saison de motoneige retarde malgré la neige et un nouveau pont

« Oui, c’est deux bonnes nouvelles en même temps, lance Daniel Beaudette, président du club de motoneige Harfang de l’Estrie. La Ville et le maire Steve Lussier ont travaillé fort pour arriver à cet accord. Nous les remercions! »

« Et il y a eu la neige. Les sentiers sont terriblement beaux. On a de la neige en masse et aussi du froid. C’est ce qui nous manquait depuis le début de la saison. »

Depuis le début de la saison, un blocus des sentiers était imposé par des propriétaires fonciers dans le secteur Saint-Élie pour une question de changement de zonage. Des propriétaires en litige avec la Ville refusaient le droit de passage sur leurs terres aux motoneigistes et aux quadistes. 

Une entente de dernière minute a permis de régler le problème, même si le fond du dossier reste à négocier, indique M. Lussier. « Nous avons eu une bonne collaboration de tout le monde. Il y a longtemps que je suis le dossier, dit-il. Des gens se plaignaient que les véhicules passaient sur leur terrain. »

« Les propriétaires ont accepté de laisser passer les véhicules. Je les remercie. J’ai bon espoir que le dossier du dézonage se règle. »

Pour M. Beaudette, le blocus du secteur Saint-Élie faisait aussi mal aux activités de son club que la destruction du pont Bernier à l’hiver 2018. « Nous étions pris en otage avec ce blocus », fait-il remarquer.

L es gens du Club VTT Arc-en-ciel de l’Estrie ont laissé échapper un soupir de soulagement en apprenant la nouvelle. « Je commence à respirer à nouveau! Nous étions sous le respirateur artificiel depuis le début de la saison », affirme Anne-Marie Leclerc, présidente du club.

« Nous étions enclavés. Nous n’avions pas beaucoup de sentiers à offrir aux quadistes. Maintenant, nous sommes ouverts à 100 pour cent. »

Mme Leclerc reste quand même inquiète pour la suite des choses. « Ça fait deux ans qu’on vit le même problème, déplore-t-elle. L’an dernier, on a pu passer à partir du 21 décembre. Cette année, c’est un mois plus tard. Nous avons perdu un mois et demi de la saison. »

« Nous allons travailler pour trouver une solution à long terme. Nous ne pouvons pas être pris en otage comme ça chaque année. Les saisons de quad ne sont pas longues. Juste quatre mois. »