Myriam Pelletier-Gilbert et Séré Beauchesne Lévesque, membres du comité organisateur de Fière la fête, proposent une programmation plus garnie cette année pour la sixième édition de l’événement.

Fière la fête et s'éduquer

Pour sa sixième édition, Fière la fête proposera cinq jours de festivités. Oui, il y aura la célèbre marche et des spectacles, mais aussi cinq jours de conférences, où toutes les questions seront possibles. L’événement vise à informer non seulement le public et les membres de la communauté LGBTQ+, mais aussi leurs proches.

« C’est la première année qu’on étend ça sur cinq jours. On voulait vraiment mettre l’accent sur le côté éducation de Fière la fête. Il y a le côté de célébration qui est très important, mais ça, c’est bien assumé et bien présent depuis quelques années. Il manquait le contenu éducatif. Les gens sont rendus à l’étape qu’ils savent que ça existe, mais qu’ils ont besoin d’éducation par rapport à ça », indique Séré Beauchesne Lévesque, membre du comité organisateur de la fête.

L’an dernier, Fière la fête avait rassemblé quelque 1000 personnes, le double de l’année d’avant, ce qui était un record pour l’équipe d’organisateurs qui font beaucoup, à partir d’un maigre budget. Après cette réussite, la fête avait le potentiel de s’agrandir et d’offrir plus d’activités.

« Cette année, on a décidé d’être plus ambitieux. L’année passée c’était une édition très populaire, on a vu qu’on avait la base de population pour faire plus », ajoute Séré Beauchesne Lévesque.

Cette année, avec toutes les activités proposées, la célébration de la diversité en Estrie pourrait accueillir au moins le même nombre de gens que l’an dernier. Le comité soutient tout de même que son objectif principal n’est pas relié à la participation.

« Ce qu’on vise, c’est d’exister l’année prochaine », partage Myriam Pelletier-Gilbert, également membre du comité.

« On est là pour célébrer, mais on est aussi là pour revendiquer. C’est pour ça que ça s’appelle une marche. C’est l’importance de se rassembler et montrer nos couleurs », ajoute Séré Beauchesne Lévesque.

Faire beaucoup avec peu

Selon le comité de Fière la fête, l’Estrie a encore beaucoup de chemin à parcourir pour une intégration plus complète de la communauté LGBTQ+.

« C’est certain qu’il manque d’informations et qu’il manque de lieux à Sherbrooke. Mais on travaille là-dessus, on avance. On a un très petit budget, mais on a cogné à la porte de plusieurs partenaires et les réponses sont positives. Tranquillement, on sent qu’il y a plus de sentiment d’appartenance à ce festival culturel-là », explique Mme Pelletier-Gilbert.

« Déjà qu’on soit capable de faire une fierté à Sherbrooke, c’est fou. On la tient à bout de bras, à nos six personnes de l’organisation. Heureusement qu’on a plusieurs bénévoles », ajoute Séré Beauchesne Lévesque.

Le comité organisateur de la fête peut faire un parallèle avec la ville de Québec et leur mouvement de fierté. « Fierté Québec a commencé tranquillement, puis rapidement le bureau des événements touristiques de Québec est allé les voir parce qu’il savait que c’était bon pour la ville. Ici, on n’a pas encore ce réflexe-là. C’est très bénéfique de faire un événement comme ça dans les villes », raconte Mme Pelletier-Gilbert.

Un quartier général

Dès mercredi et jusqu’à samedi, l’équipe d’organisation de Fière la fête sera à la Capsule Bistro Cinéma. Les membres tiendront un quartier général, où tous seront invités à venir discuter et s’informer.

« Les gens ont tout le temps des questions. Je pense que les gens ont besoin d’avoir une information solide et scientifique, c’est ça qu’on propose », indique Séré Beauchesne Lévesque.

« Il n’y a rien qui remplacera le contact humain », termine Mme Pelletier-Gilbert.

La marche des diversités se tiendra samedi vers 16 h. Le départ se fera au Marché de la gare de Sherbrooke.

La programmation complête se trouve au www.fierelafete.ca.