Un feu de tourbière fait actuellement rage à Rivière-Ouelle, comme en témoigne la Sherbrookoise Deborah Davis.
Un feu de tourbière fait actuellement rage à Rivière-Ouelle, comme en témoigne la Sherbrookoise Deborah Davis.

Feu Rivière-Ouelle: une Sherbrookoise salue le travail des agriculteurs et des sapeurs

La Sherbrookoise Deborah Davis, qui possède un chalet à Rivière-Ouelle, à une vingtaine de kilomètres du feu de tourbière qui fait actuellement rage, salue les agriculteurs qui prêtent main-forte aux sapeurs.

L’artiste, qui est en lieu sûr, a semblé agréablement surprise de voir les agriculteurs utiliser leur machinerie pour aider les pompiers. « Il y en a vraiment beaucoup. On sent qu’il y a beaucoup de collaboration. Ils arrosent aussi les champs autour pour sauver leurs collègues », témoigne-t-elle à La Tribune.

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« Ça enclenche une deuxième ligne, renchérit Mme Davis. Les restaurants fournissent de la nourriture aux gens qui aident. Ça crée un réseau autour, je trouve ça très beau de voir de la solidarité humaine. »

Pas incommodée

Les vents avantagent la résidence secondaire de Mme Davis, puisqu’ils ne soufflent pas en sa direction. « On a eu une nuit avec des odeurs de cendre et hier on a eu un peu de fumée. Nous ne sommes pas incommodés », assure-t-elle.

« Samedi, on partait du chalet pour aller à Kamouraska, poursuit Mme Davis. On a monté la côte en auto et on a dit “ Mon Dieu, qu’est-ce que c’est? ” On a traversé le nuage de fumée, c’était vraiment intense. »

« Hier, on est allés à La Pocatière et il n’y avait plus d’odeur. Mais la veille, c’était l’enfer de respirer. »

Deborah Davis

Il n’avait pas plu depuis longtemps à Rivière-Ouelle. « On est dans une zone où on ne peut pas faire de feu. On doit éviter de se promener avec des véhicules motorisés dans les champs. [...] Il pleut aujourd’hui [mercredi]. Je ne pense pas que ce soit assez pour que ça réduise la tâche des pompiers tant que ça. Un feu de tourbière, ça brûle en profondeur, ce qui complique la tâche », analyse la Sherbrookoise, indiquant que son voisinage ne semble pas trop inquiet. 

Inspiration

Bien connue pour ses compétences en arts visuels, Deborah Davis ne pense pas que cet incendie l’inspirera pour d’éventuelles œuvres. 

« Il y a quelque chose qui me touche personnellement, résume-t-elle. Où sont allés les animaux qui vivaient dans tous ces hectares qui ont brûlé? Je pense plus à la nature comme telle. Comme je suis dans une série concertant la nature et la végétation, ça va dans le même ordre d’idée. Mais je ne ferai pas une nature morte ou brûlée. Les catastrophes ne m’inspirent pas. Ce qui me touche, c’est la solidarité que je vois, surtout chez les agriculteurs. »