Le groupe 1534 en prestation lors des célébrations de la Fête nationale à Magog.

Fête Nationale : les Estriens fêtent malgré la pluie

Plus de 7000 personnes ont participé, malgré un temps exécrable, aux festivités de la Fête nationale du Québec vendredi au parc Jacques-Cartier à Sherbrooke. Samedi à Magog, ils étaient environ 3000 à faire un pied de nez aux nuages menaçants pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste.
« On est très heureux du succès à Sherbrooke, souligne Étienne-Alexis Boucher, président de la Société nationale de l'Estrie. Habituellement il y a environ 20 000 personnes, mais on avait cette année entre 7 000 et 10 000 personnes malgré la température qui laissait croire le pire. »
Les personnes présentes ont pu assister à la prestation musicale de Klô Pelgag en compagnie d'Amélie Larocque et d'Antoine Lachance.
Au parc des Braves de Magog, c'était au groupe 1534 que revenait la tâche de faire chanter la foule. Une foule nombreuse qui n'a vraisemblablement pas eu peur de braver les conditions incertaines.
« Notre bingo au profit des Fantastiques de Magog a été un succès », lance Lynn Éthier, en charge de l'organisation de la fête, qui souligne la forte présence de touristes lors de la soirée.
« Je serais venue même s'il pleuvait à boire debout », lance Ginette Thivierge pour qui les festivités du 24 juin à Magog sont devenues une tradition.
« Les Estriens ont prouvé au cours de la fin de semaine qu'ils étaient bel et bien les descendants des gens courageux qui sont venus s'installer ici malgré les vents et tempêtes », soutient Étienne-Alexis Boucher.
Le programme Le Canada en fête ne plaît pas à tous
Le programme Le Canada en fête, qui aide financièrement les célébrations de la Journée nationale des Autochtones, la Saint-Jean-Baptiste, la Journée canadienne du multiculturalisme et la fête du Canada, existe depuis longtemps, mais le gouvernement a investi beaucoup plus cette année en raison des festivités du 150e du Canada.
Les organisateurs des différentes célébrations de la Fête nationale ont toutefois de la difficulté à obtenir du financement selon Étienne-Alexis Boucher.
« Pour vous donner un exemple, Le Canada en fête exige que les communications soient bilingues, explique-t-il. Vous conviendrez que ce n'est pas l'idéal pour nous. C'est bien que le gouvernement fédéral veule investir, mais faisons-le intelligemment ».
« Au lieu de créer un programme supplémentaire qui oblige les comités à faire plusieurs demandes, on souhaiterait que le gouvernement fédéral transfère l'argent au gouvernement provincial, avec lequel nous faisons déjà affaire, ou directement aux organisateurs des fêtes », conclut-il.