Une pétition réclamant le maintien du service de garde Le Virevent du complexe familial coopératif en attendant l’obtention du permis a été transmise au ministre de la Famille, Luc Fortin.

Fermeture du Virevent : des familles lancent un appel à la souplesse

La décision du ministère de la Famille de suspendre les activités du service de garde Le Virevent du complexe familial coopératif (CFC) suscite l’incompréhension chez les parents et employés du centre. Plusieurs estiment que le Ministère aurait dû accorder un délai dans ce dossier.

Une pétition réclamant le maintien du service de garde en attendant l’obtention du permis a été transmise au ministre de la Famille, Luc Fortin.

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Le service de garde le Virevent du CFC a reçu un avis d’évacuation des enfants en prévision du 8 février. Selon le ministre de la Famille Luc Fortin, le service de garde se trouve dans une situation d’illégalité parce qu’il fonctionnait sans permis.

La loi prévoit qu’un service de garde de six enfants et plus doit obtenir un permis pour fonctionner. Le Ministère a donc émis un avis d’évacuation lorsque cette lacune a été constatée. Une demande de permis a été entre-temps effectuée par le complexe, ce qui n’a toutefois pas empêché Québec de suspendre les activités du service de garde à compter du 8 février.

Kathleen Dussault, maman d’une fillette qui devra se trouver un plan B et membre de la coopérative du CFC, dit n’avoir reçu que l’avis le 26 janvier, moins de deux semaines avant la fermeture.

« Le Ministère n’a pas avisé tout le monde le 8 janvier... Il y a eu une inspection en novembre. Si ça avait été dangereux, on aurait fermé en novembre », indique Mme Dussault.

Alors que le ministre a soutenu dans nos pages mercredi qu’on compte plus de places disponibles dans l’est de Sherbrooke que d’enfants, Mme Dussault estime que « les services de garde ne pullulent pas ».

« Pourquoi ne pas attendre le temps qu’on arrive à la fin de l’année? » se demande également Asma Chakroun, une éducatrice du CFC.

« À ce moment de l’année, c’est très difficile. » « Un mois pour se revirer de bord, ça manque un peu d’humanité », s’exclame Mme Dussault.

Interrogé sur la possibilité d’un délai, le Ministère répond que la loi ne prévoit pas de permis temporaire pour une telle situation. On estime aussi qu’un délai de 30 jours a été accordé de façon administrative puisque l’avis d’évacuation a été envoyé le 8 janvier en prévision du 8 février. Le Ministère souligne aussi que si l’endroit avait été jugé dangereux pour les enfants, il aurait été fermé sur-le-champ.

Dans son avis, le Ministère note que la demande de délivrance d’un permis de garde « devra faire l’objet d’une analyse selon les nouvelles dispositions de la loi entrées en vigueur le 31 décembre dernier ». « Dans les circonstances, les étapes menant à l’obtention de ce permis ne seront pas complétées à court terme », peut-on lire. L’avis précise aussi que si la loi ne permet pas la délivrance d’un permis temporaire, elle permet au CFC de poursuivre ses activités de garde d’un maximum de six enfants simultanément jusqu’au 19 septembre 2019.

Selon Mme Chakroun, la fin des activités du service de garde entraînera la perte de cinq emplois au CFC, sans compter les impacts que le jeu de domino aura sur le personnel du CPE le Bilboquet.

Attendu depuis des années, le CFC a été inauguré à l’automne 2016 dans les locaux du Bilboquet. Le parc intérieur offre aux enfants et à leurs parents des aires de jeu favorisant le développement global des enfants, en plus d’offrir un service de garde. Les nouvelles installations inaugurées à l’automne 2016 avaient nécessité des investissements de l’ordre de 300 000 $.