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Fermer les écoles : une fausse bonne idée

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Faut-il fermer les écoles pour freiner la propagation des variants de la COVID-19 au Québec? Non, au contraire, estime Martial Gaudreau, le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC).

« À l’école, les enfants sont bien encadrés. Ils sont vraiment bons, les élèves, pour respecter les règles, et le personnel aussi. Depuis le début de l’année, on constate quand même assez peu de contagion à l’intérieur de nos milieux », indique M. Gaudreau, dont le centre de services scolaire dessert un vaste territoire incluant les MRC de Coaticook ainsi qu’une grande partie des MRC du Granit et du Haut-Saint-François.

« À Noël, on a fermé les écoles et les cas ont quand même augmenté au Québec », ajoute-t-il.

Cela dit, l’école n’occupe qu’une partie de la journée des enfants.

« Quand l’école est fermée, les enfants n’arrêtent pas d’exister. On constate que quand les enfants ne sont pas encadrés comme ils le sont à l’école, que ce soit dans les parcs ou dans les maisons des jeunes le soir, ou encore à la maison, là c’est beaucoup plus difficile de respecter les règles », mentionne-t-il.

Ça fait déjà quelques fois que la direction du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons doit gérer la présence de variants de COVID-19 dans ses écoles.

« Quand nous avons reçu les nouvelles directives de la Santé publique mercredi, nous n’avons pas été surpris, car ça fait déjà quelques fois qu’on les applique depuis le mois de février, juste avant la semaine de relâche », mentionne Martial Gaudreau.

« Le personnel sait quoi faire quand une classe ferme. On se donne 24 heures pour se préparer à enseigner à distance, et ça se passe bien », dit-il.

Mais les règles qui s’appliquaient uniquement aux variants avant et qui s’appliquent maintenant à tous les cas positifs de COVID-19 vont certainement compliquer les choses dans les plus petites écoles.

« Quand il y a un cas dans une famille de plusieurs enfants, ce n’est pas long qu’on peut vider la moitié des classes d’une école. Et comme les enseignants ont aussi des enfants, parfois l’enseignante de la classe d’à côté peut aussi partir. Ça c’est certain que ça nous crée des enjeux importants comme nous sommes en pénurie de personnel et que nous n’avons pas de relève pour le personnel qui doit s’absenter », mentionne le directeur du CSSHC.