Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La députée de Québec solidaire Christine Labrie a relancé le débat sur le calendrier scolaire en se demandant sur sa page Facebook si celui-ci était toujours en phase avec la réalité des familles d’aujourd’hui ainsi que des connaissances scientifiques en éducation.
La députée de Québec solidaire Christine Labrie a relancé le débat sur le calendrier scolaire en se demandant sur sa page Facebook si celui-ci était toujours en phase avec la réalité des familles d’aujourd’hui ainsi que des connaissances scientifiques en éducation.

Faut-il revoir le calendrier scolaire?

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Article réservé aux abonnés
La COVID-19 pourrait-elle remettre en question le calendrier scolaire tel qu’on le connaît depuis plus d’un demi-siècle? La députée solidaire Christine Labrie a relancé le débat sur cette question cette semaine dans la foulée des rumeurs voulant que le ministère de l’Éducation annule la semaine de relâche du mois de mars, compte tenu des nombreuses journées de classe annulées en raison de la pandémie.

« Je ne sais pas trop ce que je pense de cette idée qui circule d’annuler la relâche, mais je suis certaine d’une chose : notre calendrier scolaire n’est pas très adapté aux réalités d’aujourd’hui, ni aux connaissances les plus récentes en éducation », a écrit mardi sur sa page Facebook la députée de Sherbrooke à l’Assemblée nationale. 

Il y a deux ans, celle-ci avait réclamé la création d’une commission d’enquête sur le système d’éducation québécois, à l’image de ce qui avait mené au Rapport Parent.

« Peut-être que le contexte actuel est l’occasion de moderniser durablement le calendrier scolaire pour qu’il réponde mieux aux besoins des enfants et des familles, et aux constats de la recherche? Et vous, qu’en pensez-vous? Avez-vous des idées pour améliorer le calendrier à long terme? » a-t-elle demandé.

En moins de 24 heures, plus de 400 internautes ont réagi. Et pour une forte majorité d’entre eux, la semaine de relâche doit être maintenue. 

« Les élèves sont épuisés lorsque mars arrive, indique Isabelle Gauvreau, enseignante au primaire. La motivation est à son plus bas, les résultats chutent et nous devons entamer le dernier sprint avant la fin » souligne-t-elle.

« Répit nécessaire »

« C’est encore plus épuisant pour (les enfants) cette année avec tout le stress lié à la pandémie en plus de l’alternance présentiel/virtuel depuis octobre pour le 2e cycle du secondaire. Cette petite pause printanière leur donnera le répit nécessaire pour faire face au reste de l’année », a ajouté Véro Parent.

« Annuler la relâche cette année sera le coup de grâce pour plusieurs profs déjà fatigués, ajoute une autre enseignante, Necia Gourdes. Les retards académiques des élèves ne seront pas résolus cette année. »

Plusieurs parents et enseignants ont aussi réclamé l’ajout d’une deuxième semaine de relâche, en automne, comme c’est le cas dans la plupart des écoles privées de la région. 

Éric Faucher, président et porte-parole de l’Association des écoles privées de l’Estrie, affirme que l’ajout d’une semaine de relâche (aussi appelée lecture) au mois de novembre s’est révélée bénéfiques à plusieurs égards.

« Pour le personnel et pour les équipes-écoles, les débuts d’année scolaire sont toujours extrêmement occupés. Comme le mois de novembre est un mois long et gris, ça permet de faire des activités en famille ou de partir en voyage à une période moins achalandée qu’en mars. Et pour les élèves, cela a complètement changé la dynamique. Pour eux, la fin novembre et le mois de décembre passent à la vitesse de l’éclair. »

D’autres parents et enseignants citent le cas de la France où élèves et enseignants bénéficient d’une semaine de relâche en automne et de deux en hiver, même si cela implique d’étirer l’année scolaire d’autant.