Vendredi avait lieu le lancement de l’initiative L’économie sociale, j’achète. Ce sont 15 représentants des organisations publiques et privées qui se sont engagés à favoriser l’économie sociale en signant la Déclaration d’engagement à l’achat auprès des entreprises collectives.

Faire affaire avec l’économie sociale

Quinze représentants des organisations publiques et privées de la MRC de Memphrémagog se sont engagés à favoriser l’économie sociale en signant un contrat symbolique dans le cadre de l’initiative L’économie sociale, j’achète. Leur objectif? Contribuer à l’économie locale et faire rayonner les entreprises de la région.

Rappelons que l’économie sociale est dépeinte par des entreprises ou des organismes à but non lucratif qui ont des activités économiques équitables et respectueuses de l’environnement, en plus de redonner à la société. En d’autres mots, leur priorité n’est pas nécessairement le gain de profit. Ainsi, les grandes organisations publiques de la MRC de Memphrémagog sont à considérer ce genre d’entreprises lorsqu’il est temps de faire des affaires. 

« On veut contribuer au développement durable de la région en favorisant l’émergence et le développement des entreprises collectives qui répondent aux besoins de la population, qui offrent des services de qualité tout en ayant des impacts sociaux, environnementaux et économiques profitables », souligne Réal Desautels, président du Pôle d’entrepreneuriat collectif Estrie qui précise que cette initiative d’économie sociale avait été prise en 2016 à Sherbrooke. 

À cela, il ajoute que l’objectif est aussi de faire rayonner les entreprises d’économie sociale de la région en développant la création des réseaux d’affaires.

Vendredi, à la suite des signatures de la Déclaration d’engagement à l’achat, les 15 signataires ont pu entendre un argumentaire de vente de la part de quelques entreprises de la région. Notamment, parmi ces organisations se trouvaient Destination Saint-Camille ou encore Festival et événements verts de l’Estrie qui y présentaient ses services. Par la suite, il y avait une période de réseautage. 

Selon Diana Guerra, agente de développement du Pôle d’entrepreunariat collectif Estrie, cet événement était l’occasion idéale pour les entreprises qui n’ont pas nécessairement les moyens de se payer de grandes campagnes de publicités d’avoir une tribune. 

Pour les représentants des municipalités, c’était l’occasion de s’engager à prendre ces entreprises de la région en considération.

Par ailleurs, le gouvernement du Québec a reconnu que l’économie sociale est un réel moteur de développement économique. 

« Certains se demandent sans doute en quoi c’est différent de faire affaire avec des entreprises d’économie sociale. En plus de répondre à des besoins, on s’assure des retombées pour notre communauté : création d’emplois, réinsertion sur le marché du travail et protection de notre environnement. Ce sont des éléments qui sont importants. Ils cherchent autre chose que le profit à tout prix », dit M. Desautels.