Le coprésident du regroupement des Libanais de Sherbrooke Ghassan Choker se sent bien impuissant face à cette catastrophe qui a coûté la vie à près d’une centaine de personnes et qui en a blessé des milliers.
Le coprésident du regroupement des Libanais de Sherbrooke Ghassan Choker se sent bien impuissant face à cette catastrophe qui a coûté la vie à près d’une centaine de personnes et qui en a blessé des milliers.

Explosion à Beyrouth : des Libanais d'origine se sentent impuissants

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Les membres de la diaspora libanaise de Sherbrooke sont inquiets pour leurs proches vivant dans leur pays d’origine à la suite des explosions qui ont soufflé le port de Beyrouth mardi après-midi.

Le coprésident du regroupement des Libanais de Sherbrooke Ghassan Choker se sent bien impuissant face à cette catastrophe qui a coûté la vie à plus d’une centaine de personnes et qui en a blessé des milliers.

« Il y a eu l’explosion, mais maintenant, il y a les répercussions. Les gens doivent mettre des masques en raison des émanations chimiques qui se répandent dans tout le pays. C’est une catastrophe sanitaire qui plane en raison de la présence de nitrate d’ammonium dans l’air », explique Ghassan Choker.

Les deux déflagrations successives survenues vers 18 h, heure locale, mardi, ont été causées par l’explosion de quelque 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, substance qui entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs.

« Mes parents qui restent à une soixantaine de kilomètres de Beyrouth ont ressenti les explosions. Nous sommes très inquiets pour la suite des choses. Pour le moment, personne parmi les membres de notre regroupement n’a perdu de proche », indique M. Choker.

Ce dernier signale que les coups durs se multiplient au Liban.

« Le Liban vit une crise sans précédent. Il y a le conflit politique, la crise économique qui dure depuis plusieurs mois, la valeur de la monnaie qui ne cesse de chuter, la révolution contre la corruption dans le pays, la pandémie de la COVID-19 et maintenant ces explosions dans la capitale. Plus de la moitié de la population de Beyrouth est touchée. La situation est catastrophique parce que des dizaines de milliers de personnes se retrouvent sans abris », indique Ghassan Choker.

Il se demande comment son pays d’origine va pouvoir se relever de cette autre épreuve

« Le bilan est très lourd et nous en sommes très tristes. Nous sommes en discussions à savoir comment nous pouvons aider notre pays à distance. Nous allons certainement organiser une collecte de fonds à Sherbrooke pour pouvoir les transmettre au Liban vraisemblablement par la Croix-Rouge. Outre notre support moral et psychologique à nos proches à distance, c’est la meilleure façon que nous pouvons les aider », indique Ghassan Choker.  – Avec Agence France-Presse