Guile Ralph Lavers est prêt depuis longtemps à prouver qu'il y a des diamants et de la potasse dans les Laurentides.

Exploration minière pour des diamants et de la potasse

Désireux de prouver qu'il y a des diamants et du potasse sur son terrain des Laurentides près de Laurel, Guile Ralph Lavers a maintenant les droits pour amorcer l'exploration de son territoire.
Domicilié à Cookshire-Eaton, M. Lavers était privé d'exploiter ce terrain de 700 acres, dont il détient les droits d'exploitation minière, en raison d'une disposition du projet de loi 14 qui modifiait la Loi sur les mines depuis 2011. Le prospecteur de la région du Haut-Saint-François s'appuie sur des documents d'archives du Québec attestant qu'il y a bel et bien eu, en 1932, des travaux d'exploration pour une mine de diamants dans la région de Laurel.
Grâce à un certificat d'inscription de claims, il a maintenant deux ans pour prouver la présence de ces fameux minerais sur ce terrain. « Je suis fier de cette nouvelle, car je l'ai enfin après tout ce temps. Ça fait depuis 1965 que je sais qu'il y a des diamants et de la potasse là-bas. Maintenant, je peux faire quelque chose pour mettre en marche ce projet », déclare l'homme de 71 ans.
Loin de la coupe aux lèvres
Ce certificat d'inscription de claims est cependant le premier pas d'une longue marche vers l'exploitation minière des ressources de ce terrain. « Prochainement, ce que j'aimerais, c'est me trouver un partenaire pour investir avec moi dans tout ça. Ce qui est bien, c'est que ça pourrait créer beaucoup de travail et amener de l'argent dans la province », avance M. Lavers.
Avant de procéder à l'exploitation de ce terrain, il y a encore une panoplie d'étapes à franchir pour M. Lavers. « Les premières activités d'exploration consistent généralement à cartographier sommairement les formations géologiques afin de vérifier si l'environnement est propice ou non à la formation de gîtes des substances minérales recherchées. Ces travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié comme un géologue », explique Sylvain Carrier, relationniste de presse du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles ainsi que du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.
Il sera ensuite possible pour le prospecteur de Cookshire-Eaton de poursuivre ses recherches et de passer à l'étape de mise en valeur. Les chances d'arriver à ce stade demeurent cependant bien minces. « Si les résultats sont positifs, ajoute M. Carrier, divers travaux d'exploration additionnels peuvent être réalisés, selon le cas, tel que des levés géochimiques, des levés géophysiques, des levés géologiques, de l'échantillonnage de surface et éventuellement des sondages dans la roche. Les travaux d'exploration peuvent s'échelonner sur plusieurs années. Très peu de projets d'exploration se rendent à l'étape de la mise en valeur et encore moins à la phase d'exploitation. Tout est fonction des résultats des travaux d'exploration à chacune des étapes, de la capacité financière du promoteur à réaliser des travaux d'exploration, de la faisabilité du projet minier et du marché de la substance recherchée. »
Le résident de Cookshire-Eaton a notamment reçu l'aide de Ghislain Bolduc, député de la circonscription de Mégantic, pour faire avancer ce dossier auprès du ministère.