Le Cégep de Sherbrooke maintiendra ses examens en présentiel prévus jusqu’au 23 décembre. L’Université de Sherbrooke garde aussi le cap.
Le Cégep de Sherbrooke maintiendra ses examens en présentiel prévus jusqu’au 23 décembre. L’Université de Sherbrooke garde aussi le cap.

Examens en présentiel : le Cégep de Sherbrooke et l’UdeS maintiennent les dates prévues

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Le Cégep de Sherbrooke maintiendra ses examens en présentiel prévus jusqu’au 23 décembre. L’Université de Sherbrooke garde aussi le cap. Les deux établissements disent avoir obtenu l’aval de la Santé publique. L’École de gestion de l’UdeS a quant à elle décidé de devancer certains examens, une décision qui ne fait pas l’unanimité.

L’UdeS entendait informer la communauté universitaire, jeudi. Le fait que Québec demande aux gens de s’isoler 7 jours avant les rassemblements de Noël, autorisés entre le 24 et le 27 décembre, a soulevé bon nombre d’interrogations. Radio-Canada rapportait également jeudi les propos de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, qui disait vouloir devancer les examens afin que les étudiants puissent observer la quarantaine demandée par Québec.

Le Cégep de Sherbrooke avait prévu deux périodes d’évaluation lorsqu’il a modifié son calendrier scolaire, soit en octobre et par la suite du 9 au 23 décembre.

« C’était prévu au calendrier. Les plans de cours ont été faits en conséquence », note le directeur aux études du Cégep, Éric Gagné. « Les professeurs ont vraiment planifié leur session en fonction de ces examens en présentiel, et les étudiants, planifié en fonction des dates (déjà établies). » Si des enseignants peuvent passer un examen en ligne, le Cégep ne les empêchera pas de le faire, mais ce n’est pas « une consigne qu’on leur donne ». « Les évaluations en présentiel, on les considère comme essentielles. On se sent légitimés. »

Une semaine d’encadrement supplémentaire

Tant l’UdeS que l’établissement collégial soulignent que leurs mesures de sécurité sont adéquates. Celles-ci ont d’ailleurs été renforcées avec le passage en zone rouge.

Le Cégep estime ainsi prioriser la réussite de ses étudiants. En outre, environ 80 % d’entre eux travaillent, avance M. Gagné lorsqu’on aborde la question de l’isolement demandée par Québec. L’établissement estime également que ce sera aux étudiants de se gouverner par rapport à l’isolement et aux festivités de Noël. Le Cégep de Sherbrooke a aussi ajouté une semaine d’étude et d’encadrement à la prochaine session d’hiver, en plus de conserver la relâche déjà prévue. « Les étudiants ont trouvé la session difficile », indique M. Gagné, en espérant que cette mesure leur rende service.

« Le fait de devancer (les épreuves) occasionnent d’autres enjeux et d’autres désagréments, indique la vice-rectrice aux études de l’UdeS, Christine Hudon. Les étudiants ont planifié leur semaine d’études et parfois de travail. Bon nombre d’entre eux travaillent. Quand on commence à modifier des dates, ça peut avoir des impacts et générer du stress ou de l’anxiété. On essaie le moins possible de toucher à ça. »

Du mécontentement

Des étudiants de l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke ont reçu un avis, mercredi, selon lequel des examens qui devaient avoir lieu les 17 et 18 décembre seront devancés aux 10 et 11 décembre. Ceux du 19 auront lieu le 12.

Le mot mentionne également que plus d’informations seront transmises pour les examens qui devaient avoir lieu les 20, 21 et 22 décembre.

L’annonce a fait grimper l’anxiété d’un cran pour une étudiante avec qui La Tribune s’est entretenue. « Je ne pense pas que ce soit une décision fondée et humaine. Je pense qu’il y aurait moyen de trouver des solutions », dit-elle en soulignant que l’on n’entend pas la détresse des étudiants. Elle estime que ces épreuves pourraient être passées en ligne ou sinon, l’institution pourrait réduire la pondération.     

Selon la vice-rectrice aux études de l’UdeS, Christine Hudon, l’École de gestion a entrepris des pourparlers avec l’association étudiante afin d’amoindrir les impacts de cette décision.

Dans l’ensemble du campus, il était prévu que beaucoup d’examens auraient lieu en présentiel. Un exercice a été fait l’été dernier pour voir ce qui pouvait être fait à distance. « Il y a toutes sortes de modalités autres que les examens, mais dans un certain nombre de cours, il fallait que les examens soient en personne. C’est variable d’une faculté et d’un programme à l’autre. »

L’institution ne privilégie pas les épreuves en ligne, mais plutôt d’autres méthodes.