Porte-parole du mouvement La planète s’invite à l’UdeS, Amélie et Ariane Drainville, étudiantes en politique appliquée et en langue française, rappellent que la marche pour le climat du 15 mars met de l’avant des revendications bien précises.

Étudiants et élèves se mobilisent pour le climat

La mobilisation prend tranquillement forme en vue de la manifestation étudiante prévue à Sherbrooke le 15 mars. Plusieurs votes de grève se tiendront dans les différentes facultés de l’Université de Sherbrooke au retour de la relâche. L’école Montessori organise elle aussi une marche à Magog avec les élèves du primaire et du secondaire : elle lance l’invitation aux autres écoles de se joindre au mouvement.

À l’instar de beaucoup de gens, des enseignants de l’école secondaire privée se sont intéressés aux actions de Greta Thunberg, cette jeune Suédoise qui a mobilisé les jeunes partout dans le monde à l’urgence climatique. Ils ont aussi vu passer le mouvement orchestré dans les universités de la province. « Le mouvement n’est pas juste à l’université : on peut l’emmener au primaire et au secondaire », note Audrey St-Onge, enseignante au secondaire à Montessori, en racontant la genèse du projet.

« Au départ, on pensait à une toute petite marche. On veut que ça devienne un mouvement plus gros. » Au moment de l’entrevue juste avant la relâche, les organisatrices venaient de lancer l’invitation aux autres écoles et commençaient les démarches pour organiser l’événement. « On va inviter tous les acteurs régionaux. » Les personnes intéressées peuvent d’ailleurs consulter l’événement Facebook « Manifestation pour le climat à Magog ».

Les participants à la marche se donneront rendez-vous au parc des Braves à 13 h le vendredi 15 mars. Mme Saint-Onge note qu’elle souhaitait que ses élèves vivent un tel événement.« Je voulais qu’ils ressentent c’est quoi. On dit qu’on forme des citoyens et qu’on veut développer une pensée critique. » Y a-t-il un momentum, en ce moment, un éveil des consciences sur l’urgence d’agir pour le sort de notre planète?

Porte-parole du mouvement La planète s’invite à l’UdeS, Amélie et Ariane Drainville, étudiantes en politique appliquée et en langue française, rappellent que la marche pour le climat du 15 mars met de l’avant des revendications bien précises.

Les deux sœurs, qui sont co-porte-parole aux côtés d’Alexia Dion, font partie d’un comité chargé d’organiser la mobilisation en vue du 15 mars.

La marche débutera devant la bibliothèque de l’UdeS et elle se terminera devant l’hôtel de ville de Sherbrooke.

Revendications

Les artisans du mouvement réclament que l’éducation à l’écologie soit intégrée dans le cursus scolaire. « C’est notre première revendication. Sans ça, comment va-t-on faire des citoyens engagés et intéressés à cette cause-là? »

Actuellement, il n’existe aucun cours consacré à l’environnement dans le parcours scolaire des jeunes.

L’environnement peut-être abordé de différentes façons en univers social, en géographie, dans les cours de sciences, note à ce sujet Mme St-Onge. « Ce n’est pas dans le curriculum : ça fait partie des demandes (du mouvement), souligne l’enseignante, en ajoutant que la question est tout de même abordée dans l’école où elle travaille. « On traite beaucoup d’environnement, de décroissance. »

Le mouvement réclame l’adoption d’une loi climatique à l’instar du Pacte qui a été lancé à l’initiative du metteur en scène Dominic Champagne.

« La troisième revendication, c’est vraiment par rapport aux institutions d’enseignement. On veut qu’elles retirent leurs investissements dans les énergies fossiles et qu’il y ait plus de transparence », expliquent les étudiantes de l’UdeS.

Les deux porte-parole estiment que le Québec doit amorcer une transition écologique. « Il ne se passe rien, donc on prend la rue et on manifeste pour dire au gouvernement : c’est assez, il y a urgence d’agir, alors agissons! »

Au retour de la relâche, les étudiants de sciences (AGES) seront appelés à voter pour une grève afin de participer à la marche pour le climat du 15 mars.

Ce sera au tour des étudiants de l’Association générale étudiante de la faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) mardi, d’étudiants de droit et de génie mercredi. Les étudiants de la maîtrise en sciences se sont déjà prononcés en faveur (AMEUS).

La planète s’invite à l’UdeS a aussi approché les étudiants de Bishop’s et du Collège régional Champlain. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke doivent également se prononcer.