ÉLECTIONS 2018

Bélanger veut mieux protéger le territoire

La Coalition avenir Québec ne s’est jamais démarquée grâce à son programme en environnement. N’empêche, un de ses candidats les plus en vue dans la région, en l’occurrence Gilles Bélanger, affirme que ce thème doit « se trouver au cœur de nos préoccupations ».

« Dans la circonscription d’Orford, plusieurs secteurs sont problématiques en matière d’environnement. Le ruisseau Castle de Magog en est un bon exemple. Le problème, c’est que les dossiers n’avancent pas, parce qu’on fait sans cesse de nouvelles études sans prendre action. Il faut un leader qui va bien monter les dossiers. Je veux que l’Estrie devienne un modèle au Québec », révèle M. Bélanger.

S’il croit que le gouvernement provincial doit en faire davantage, il estime également primordial que les municipalités et les grandes sociétés d’État effectuent plus d’efforts au plan environnemental. « Je souhaite que tous leurs projets d’investissements incluent un minimum de 15 % dédié à la protection et au renouvèlement du territoire », dit le candidat caquiste dans Orford.

Puisqu’il est question des municipalités, Gilles Bélanger déplore que ces dernières soient plongées dans un cercle vicieux. « Elles veulent plus de constructions pour plus de revenus, ce qui entraine plus de dépenses pour les services. Elles se retrouvent ensuite en situation de déficit et, pour y pallier, elles désirent plus de constructions. »

Ce constat ne l’empêche pas de proposer un projet dans le cadre duquel les municipalités de la circonscription d’Orford se concerteraient en vue d’implanter un « projet écoresponsable d’approvisionnement alimentaire local ». Il aimerait à ce sujet que davantage d’aliments biologiques soient produits dans la région et qu’on mette à profit les énergies propres pour les produire.

Enfin, il suggère la création de « ponts verts » à des endroits précis, dans la région, afin de protéger la flore et la faune en favorisant le déplacement des espèces entre de larges zones forestières.

Actualités

CIUSSS : les négociations s'intensifient

Les négociations entre le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et ses quatre syndicats s’intensifient à l’approche la date butoir du 30 septembre. Des représentants du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ-SPSCE) et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) se sont présentés au conseil d’administration (c.a.) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, qui se tenait mercredi soir à Richmond.

Si la FIQ espère en arriver à une entente dans les prochains jours, elle se bute toutefois encore à des portes closes en ce qui concerne certaines matières qui sont pour elles non négociables, des « retours 30 ans en arrière sur les conditions de travail » pour les 92 % de femmes et les 8 % d’hommes qu’elles représentent : la possibilité que les professionnelles en soins travaillent une fin de semaine sur deux au lieu d’une fin de semaine sur trois, la possibilité d’horaires coupés et la période de vacances estivales qui serait étirée du 1er mai au 15 septembre.

« C’est inacceptable! Nous avons des ententes de principe dans d’autres CIUSSS jusqu’ici et nous n’avons pas accepté de telles conditions nulle part ailleurs! » a assuré Nancy Bédard, présidente de la FIQ, qui avait fait le déplacement jusqu’à Richmond pour supporter les troupes estriennes.

Du côté de l’APTS, l’écart est beaucoup plus grand. Jusqu’ici, il n’y a entente que sur 5 des 26 matières à négocier localement.

« Le juste équilibre »

La présidente-directrice générale Patricia Gauthier fait partie d’un comité de direction qui, tous les jours en soirée, se réunit pour faire le point sur les négociations de la journée. Elle s’est dite consciente des enjeux.

« On ne peut pas concéder pour concéder parce qu’on va devoir vivre avec ces conditions-là ensuite et que nous allons quand même devoir continuer de donner des services au quotidien », a-t-elle soutenu.

« On travaille à trouver le juste équilibre entre les besoins de l’organisation et ceux de nos employés par des voies de passage », a ajouté Gilles Michaud, directeur des ressources humaines.

Il s’agissait par ailleurs du dernier c.a. de Johanne Turgeon, qui quitte son poste de présidente-directrice générale adjointe et qui sera remplacée par le Dr Stéphane Tremblay. Gilles Michaud, directeur des ressources humaines, des affaires juridiques et des communications, quittera aussi ses fonctions le 30 septembre pour la retraite et sera remplacé par son adjointe actuelle, Josée Paquette. Quelques membres du c.a. quittaient aussi leurs fonctions mercredi soir.

Par ailleurs, les membres du c.a. ont rendu hommage à Denis Marceau, qui faisait partie du c.a. depuis la création à CIUSSS à titre de représentant des comités des usagers. Il s’est éteint le 8 septembre dernier à la suite d’un foudroyant cancer à l’âge de 77 ans.

Actualités

Les CALACS lancent le mouvement #ToiAussi

Après la vague #MoiAussi, le Regroupement des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel souhaite soulever le mouvement #ToiAussi, comme dans toi aussi tu as un rôle à jouer dans la lutte contre la violence sexuelle.

Ils profiteront de la 37e Journée d’action contre la violence faite aux femmes pour lancer cette nouvelle campagne intitulée Ça me regarde.

À Sherbrooke vendredi, le CALACS Agression Estrie organise une manifestation du côté du marché de la Gare à compter de 18 h 30.

Le comédien et auteur-compositeur-interprète Émile Proulx-Cloutier prendra notamment la parole et offrira son slam engagé Force océane.

« Le Québec a été frappé, l’automne dernier, par une grande vague de dénonciation. Notamment avec le mot-clic #MoiAussi, les survivants et survivantes témoignaient des violences sexuelles subies. Désormais, il n’est plus possible de nier, voire mettre sous silence, l’ampleur de ce fléau de société. Maintenant que les victimes ont plus d’espace pour exprimer leur vécu, il est temps que la population se mobilise encore plus autour de la lutte aux violences sexuelles afin d’obtenir un véritable changement radical de culture », fait valoir le Regroupement dans un communiqué.

Une quinzaine d’organismes liés de près ou de loin à la lutte aux violences sexuelles tiendront également des kiosques d’information vendredi, précise le CALACS Agression Estrie.

Un comité de citoyens d’origine colombienne mis sur pied pour défendre les droits des leurs dans leur pays d’origine entend par ailleurs profiter de cette tribune pour attirer l’attention sur la situation des femmes là-bas.

Avec le drapeau de la Colombie bien visible et des chandelles à la main, « parce qu’on est en deuil », ils dénonceront que beaucoup trop de femmes sont encore agressées sexuellement, prises comme butin de guerre, et même tuées dans leur pays.

« Nous allons demander au gouvernement de reconnaître que la guerre en Colombie n’a jamais cessé. Nous voulons qu’il rétablisse le programme de protection des réfugiés, qui a été fermé depuis 2011, étant donné que la crise humanitaire en Colombie n’est pas terminée et que les leaders sociaux sont menacés », explique une des membres du comité, Adriana Herrera Duarte.

Elections 2018

Dons aux partis politiques : le PLQ domine en Estrie

Le Parti libéral du Québec (PLQ) domine largement au chapitre des dons aux organisations politiques en Estrie.

À une dizaine de jours de l’élection provinciale, La Presse publie une carte interactive permettant de répertorier les contributions des citoyens aux partis politiques depuis le début de 2018.

On apprend que dans Sherbrooke le parti libéral a récolté 14 940 $, soit un plus que le Parti québécois (PQ) avec 13 685 $. Québec solidaire (QS) a recueilli 11 866 $ alors que le parti de François Legault (CAQ) ferme la marche avec seulement 4670 $.

C’est dans Saint-François que le PLQ a récolté le plus d’argent en Estrie avec 15 435 $. C’est environ le double des sommes amassées par QS (7941 $) et le PQ (7441 $). La CAQ a reçu 3800 $.

Dans Orford, le parti de Philippe Couillard s’est enrichi de 10 960 $ depuis le début de 2018. Le PQ revendique des dons de 9169 $, alors que la CAQ (6120 $) et QS (2635 $) suivent.

Dans l’autre château fort libéral de Richmond, les partisans ont donné 9522 $ au parti. Les autres partis ont récolté 7895 $ (PQ),  5733 $ (QS) et 5155 $ (CAQ).

Le tableau diffère dans Mégantic où le PLQ a récolté 5760 $, suivi du PQ (5075 $), la CAQ (3140 $) et QS  (2605 $).


Total des dons en Estrie

PLQ 56 617 $

PQ   43 765 $

QS   30 780 $

CAQ 22 885 $


Lire aussi: Le PLQ devance la CAQ, le PQ stagne et QS progresse dans un nouveau sondage