La consultation citoyenne est mise sur pieds en partenariat avec le GRAPPC, dont apparaissent ici Ariane Lafortune, directrice, et Yoséline Leunens, chargée de projet, en compagnie de Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources et maire d’Asbestos.

Zones d'exclusions minières : la parole est aux citoyens de la MRC des Sources

D’ici le mois de juin, un groupe de citoyens de la MRC des Sources présentera ses recommandations sur les zones d’exclusions minières en région. Cette consultation citoyenne est une initiative qui prend place dans le cadre de la refonte du schéma d’aménagement et de développement durable de la MRC.

La MRC des Sources s’est ainsi associée avec le Groupe de recherche appliquée sur les processus participatifs et collaboratifs (GRAPPC) du cégep Édouard-Montpetit afin de mener cette consultation particulière.

Rappelons qu’en décembre 2016, le gouvernement du Québec a accordé de nouveaux pouvoirs aux MRC en lien avec la Loi sur les mines. Parmi celles-ci, les MRC se sont vu confier le mandat de définir des territoires incompatibles avec l’activité minière sur leur territoire.

« Oui, il est question des mines, mais aussi de l’exploitation des sablières et des gravières ou de l’exploration des sols », explique Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources, pour qui l’implication citoyenne était primordiale dans cette situation. Par cette consultation, on souhaite aussi protéger certaines entreprises en place qui pourraient être affectées par les activités minières.

Quatre phases

La consultation se déroulera en quatre phases. D’abord, il y aura une période de recrutement pour le comité. Pour les intéressés, il y aura une séance d’information le 15 mars à Asbestos ou le 22 mars à Saint-Camille. L’information est également disponible sur le site de la MRC.

« L’idée c’est d’avoir un comité diversifié, d’avoir des gens de l’ensemble des municipalités. On veut des hommes, des femmes, des jeunes, des retraités… On veut un éventail de préoccupations », explique Yoséline Leunens, chargée de projet pour le GRAPPC.

La dizaine de citoyens choisis participera à trois rencontres de travail où ils soulèveront divers questionnements et pourront être éclairés par des experts. Le GRAPPC accompagnera le comité tout au long du processus.

« Il y aura une assemblée publique au mois de juin où le comité expliquera ses préoccupations à la population. Les experts sollicités seront également présents. Peu de temps après la rencontre, une conférence de presse dévoilera les recommandations », poursuit Yoséline Leunens.

La même initiative s’est déroulée plus tôt en 2017 dans la MRC de La Vallée-de-l’Or. Une vingtaine de recommandations avaient alors été proposées. Même si les réalités de cette région et de la MRC des Sources sont différentes, le GRAPPC souligne que le processus de la consultation a fait ses preuves.

« La consultation par consensus informé est basée sur l’écoute. C’est un concept différent. Les citoyens ont la liberté d’aborder les aspects qui les préoccupent, ça favorise les échanges », indique Mme Leunens.

« Surtout ça permet d’amener un regard nouveau, de soulever des éléments auxquels on n’avait pas pensé. Pour certains enjeux, il y a déjà des positions bien établies, donc d’amener des gens de l’extérieur, ça peut remettre les choses en perspectives », ajoute Ariane Lafortune, directrice du GRAPPC.