En plus d’être maire pendant près de trois décennies, Laval Denis, qui est né à Weedon en 1933, a été impliqué à presque tous les niveaux.

Weedon perd un pilier

La municipalité de Weedon vient de perdre un homme qui fut l’un des piliers de sa communauté. Laval Denis, qui a été maire du Canton de Weedon pendant 28 ans, est décédé durant la fin de semaine. Il avait 86 ans.

En plus d’être maire pendant près de trois décennies, M. Denis, qui est né à Weedon en 1933, a été impliqué à presque tous les niveaux. Il a été commissaire scolaire et président du Bureau des préfets de l’Estrie. Il a siégé au conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec en plus d’être impliqué dans le Club des Lions de Weedon. Il a aussi reçu deux grands honneurs de son vivant : la Médaille de l’Assemblée nationale et la Médaille du Gouverneur général.

« À sa retraite, il est devenu bénévole, ajoute sa fille France Denis en entrevue avec La Tribune. Il accompagnait des gens chez le médecin ou à l’hôpital à Sherbrooke. Il est aussi devenu chauffeur d’autobus scolaire. Une chose qui le distingue, c’est qu’il connaissait des gens de toutes les générations. Il a été important pour les enfants et pour les personnes âgées. Il faisait le père Noël au foyer à Weedon. »

Durant son passage comme maire, Laval Denis a notamment été actif dans le dossier des fusions municipales dans les années 1990.

« Quand il a commencé à être question des fusions de municipalités, il a été parmi les premiers à être volontaires, indique Mme Denis. Avant que le gouvernement ne force la main, il s’est engagé dans cette démarche. »

« On peut parler de sa grande disponibilité, ajoute-t-elle. Même s’il avait une ferme laitière à s’occuper, le téléphone sonnait quand même souvent. Il avait son rôle de maire à cœur. »

La sœur de Laval Denis, Thérèse Lavertu, se souviendra quant à elle d’un homme joyeux.

« Il avait toujours une histoire à raconter, lance-t-elle. C’était un homme dévoué qui a été très présent dans sa communauté. On habitait à quatre miles du village et il y avait la côte des Sept arpents et les gens restaient pris en la montant. Laval s’est fait réveiller souvent en pleine nuit pour aller dépanner quelqu’un. Il ne chargeait jamais rien. »

La famille annoncera l’endroit et l’heure des funérailles en début de semaine.