Les citoyens présents à l’hôtel de ville ont été intéressés par la proposition de la mairesse Dupuis d’établir un point de service satellite du Centre de santé de la vallée Massawippi à Waterville.

Waterville souhaite un point de service satellite du CSVM

WATERVILLE — La mairesse Nathalie Dupuis aimerait attirer sur son territoire un point de service satellite du Centre de santé de la vallée Massawippi (CSVM). Elle aimerait que sa municipalité soit en mesure d’offrir des services de santé de proximité à ses citoyens à la suite au départ à la retraite du seul médecin pratiquant du village il y a deux ans.

Un groupe de 35 Watervillois ont pris part à une séance d’information organisée par la municipalité et le CSVM, visant à expliquer le projet pilote qui pourrait être mis de l’avant dès 2019.

Le CSVM est une coopérative de santé appartenant à la collectivité située à Ayer’s Cliff. Elle œuvre auprès d’une clientèle bilingue depuis quatre ans et compte plus de 2000 membres.

« On a constaté que les citoyens sont intéressés par cette nouvelle façon d’approcher les besoins en santé dans les petits milieux, ils ont reçu très positivement le projet présenté », a confié d’emblée la mairesse, qui travaille sur ce projet depuis plusieurs années. « Ils réalisent l’importance de pouvoir recevoir des services sans avoir à se déplacer sur de longues distances. » « On regarde les possibilités concrètes qui s’offrent à nous avec le CSVM et les sources de financement possibles. »

Naviguant lentement dans cette affaire afin de construire sur des bases solides, la municipalité de Waterville aimerait avoir un point de service satellite du CSVM sur son territoire pour combler la perte de son seul médecin pratiquant.

« On veut que la démarche se fasse tranquillement et dans la plus grande transparence avec les citoyens, qui doivent nous informer des services qu’ils désireraient voir offerts à notre point de service. On veut démarrer de façon modeste, quitte à grossir dans l’avenir si la demande est là. Si on veut continuer d’attirer des gens à Waterville, il est important d’offrir ne serait-ce que des services en santé de base, comme la vaccination », explique Mme Dupuis, qui souligne que les services offerts bénéficieraient aux familles ainsi qu’aux personnes âgées.

Nouvelle approche

Les coopératives en santé du même type que le CSVM représentent une solution d’avenir alléchante pour les milieux peu densément peuplés qui désirent offrir des services de santé à leurs citoyens.

« En ce moment, il y a 46 coopératives de santé semblables qui opèrent au Québec. C’est une nouvelle façon d’approcher les besoins en santé dans les régions qui gagne en popularité par son efficacité et son apport au milieu de vie », vante-t-elle, preuves à l’appui. « Ce sont les membres qui administrent la coopérative, décidant des services qu’ils désirent avoir à leur disposition en fonction des besoins de la population locale. Ils font partie de la communauté, donc ils connaissent ses besoins. Il y a d’ailleurs deux membres qui sont inscrits à la CSVM ici à Waterville. »

Satisfaite de la réponse initiale des citoyens qui sont venus s’exprimer et s’informer, Mme Dupuis espère qu’un projet pilote prendra vie au cours de la prochaine année, ne voulant pas faire d’offre officielle à la population pour le moment.