Victoriaville ouvre ses portes aux poules

À l'instar de plusieurs autres municipalités du Québec, Victoriaville a adopté un projet de règlement visant à permettre l'élevage de poules sur son territoire, tant urbain que rural.
Cette pratique fera toutefois l'objet d'un encadrement précis ayant pour objectif de réduire les nuisances du voisinage. Ainsi, la garde de coq est interdite et le nombre de poules par propriété est limité à trois, dans un seul poulailler. Celui-ci ne pourra être aménagé qu'en cour arrière.
Le poulailler et le parquet devront être nettoyés quotidiennement, notamment de manière à s'assurer qu'aucune odeur ne soit perceptible à l'extérieur des limites du terrain du gardien. En cas d'infraction, la Ville se réserve la possibilité de révoquer les permis délivrés pour la garde de poules.
Soucieux d'encadrer la pratique selon les règles de l'art, des membres du conseil ont eu des discussions avec de membres de la Société protectrice des animaux Arthabaska, de l'UPA Centre-du-Québec et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.
Ce projet de règlement constitue une première étape menant à l'adoption d'un règlement en juin. Il vise à répondre à une demande croissante des citoyens.
Pour garder de poules, un propriétaire devra préalablement effectuer une demande de permis pour l'installation d'un poulailler urbain et pour la garde de poules. Pour prévenir toute contamination, les poules devront provenir d'un couvoir certifié et obligatoirement être vaccinées. « Ces mesures sont essentielles pour assurer une saine cohabitation en milieu urbain », rappelle le maire de Victoriaville, André Bellavance.