À droite sur la photo, le conseiller municipal Bruno Côté souhaite que le ministre François Bonnardel revienne sur sa décision en ce qui concerne les VHR sur les routes à Potton. On l’aperçoit ici en compagnie du conseiller Jason Ball.

VHR sur les routes : Potton n’abandonne pas la partie

La décision du ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, concernant la présence des véhicules hors route (VHR) sur le réseau routier, à Potton, a fait des mécontents, mais aussi des gens satisfaits. Sans surprise, plusieurs représentants de chacun de ces deux camps étaient présents, lundi soir, à l’assemblée publique du conseil municipal.

Environ 80 personnes ont assisté à cette assemblée. On sentait qu’un fossé relativement large séparait les citoyens des deux camps. N’empêche, la rencontre s’est relativement bien déroulée.

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Dès le début de la période de questions en ouverture de séance, le conseiller municipal Bruno Côté a été appelé à préciser ce que les élus de la municipalité entendaient faire en réaction au désaveu que leur a servi le ministre François Bonnardel la semaine dernière.

« On n’en reste pas là. J’ai commencé des démarches pour corriger les choses. Dans toute cette histoire, l’information correcte et vérifiée n’a peut-être pas été transmise aux intervenants les plus importants du dossier. Il faut s’organiser pour qu’ils reçoivent une information complète », a lancé M. Côté.

À ce sujet, notons que le conseiller municipal, qui était candidat conservateur aux dernières élections fédérales, a déjà rencontré le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers. Et qu’il prévoit approfondir le dossier avec le député d’Orford, Gilles Bélanger, sous peu.

Plus tôt cette année, le conseil municipal de Potton avait décidé de permettre aux quads, VTT et motocross de rouler sur pratiquement toutes les routes de son territoire. Il fallait cependant se procurer une vignette pour profiter de ce privilège et seuls les citoyens de la municipalité pouvaient en obtenir une.

Pas plus de VHR

Possédant lui-même un VHR, Bruno Côté a tenté de démontrer que le règlement qui avait été adopté par le Canton de Potton avait des bienfaits pour les résidents de la municipalité.

« Je n’ai pas vu plus de motocross ou de quads. Il y en avait presque autant qu’avant. La seule différence, c’est que ça faisait dorénavant moins de bruit et que ça roulait moins vite parce que les gars ne se dépêchaient pas à se rendre ailleurs avant de se faire attraper par la police. C’est plus sécuritaire dans le fond comme ça », a-t-il affirmé.

Pour sa part, la citoyenne Francine Hemmings a souligné qu’il « n’est pas si intéressant de se promener sur des chemins normaux pour les propriétaires de VTT et quads. Pourquoi alors on ne ferait pas des sentiers pour les gens qui aiment ce genre d’activité? On m’a répondu que vous aviez tenté de le faire et que c’était impossible. Mais j’ai de la difficulté à comprendre pour quelle raison ça marche ailleurs et pas ici. »

Le maire Jacques Marcoux lui a répondu que l’aménagement d’un long sentier pour VHR était un projet qui ne tenait pas la route. « Il faudrait exproprier une longue lisière de terrain de la frontière sud de Potton à celle située au nord, mais c’est impensable », a-t-il soutenu.