Des installations de la Ferme Brio, à Racine, ont été détruites par les vents violents de vendredi dernier

Vents violents : la Ferme Brio lance un appel à l’aide

Les violentes intempéries de la fin de la semaine dernière ont fait subir des moments difficiles aux acteurs du monde agricole estrien.

La Ferme Brio, à Racine près de Valcourt, a vu ses installations équestres détruites par les forts vents de vendredi dernier.

Les propriétaires lancent un appel à l’aide au public pour récolter 100 000 $.

Les vents violents de vendredi ont complètement détruit le manège et la yourte de cette ferme d’élevage et de dressage. Ces installations permettent d’entraîner les chevaux, de donner des cours d’équitation et de tenir des activités de développement pour la personne accompagnée par les chevaux, énumère-t-on dans un communiqué de presse. 

La Ferme Brio accueille chaque année des organismes tels que L’Antre Temps, une auberge du cœur, l’Association de la neurofibromatose du Québec, ainsi que des groupes d’enfants ou d’adultes qui bénéficient grandement du contact avec les chevaux.

Les revenus de la Ferme Brio dépendent grandement de ces installations qui ne pourront pas être reconstruites avant l’an prochain. Les assurances seront insuffisantes pour couvrir la reconstruction complète et la perte de revenus occasionnés, laissant ainsi les propriétaires sans salaire.

Les propriétaires, Violaine Fortin et Daniel Gélineau, qui mènent leurs activités depuis 2009, ont lancé une campagne de financement sur la plateforme Facebook avec un objectif de 100 000 $.  

Mardi soir, plus de 8700 $ avaient été amassés.

Les donateurs qui contribueront entre 50 et 99 $ auront leurs noms inscrits sur une plaque commémorative. Ceux qui donneront plus de 100 $ seront également invités à un souper-spectacle dont la date sera transmise ultérieurement.

Des érables cassés

Ailleurs en Estrie, on signale aussi des dommages sur des exploitations agricoles, notamment dans des érablières. Selon Guillaume Dame, de Stukely-Sud, le vent a eu raison de quelques érables de sa sucrerie. « Il va y avoir du ménage à faire », déclare-t-il lorsque joint par La Tribune. « Ce sont des érables plus faibles qui ont cassé. »

« Des arbres sont tombés, mais les pertes financières ne seront pas énormes. Nous allons perdre quelques entailles et il faudra remplacer de la tubulure. Il faudra mettre surtout du temps pour réparer. »

Les dommages sont plus limités pour les producteurs de sapins de Noël, qui sont en pleine saison des récoltes. « Nous avons un peu de pertes, mais ce sont surtout des arbres situés le long des chemins », explique Jimmy Downey, un producteur de Hatley,

« Le plus gros problème, c’est que des employés ont manqué d’électricité et ils ne pouvaient pas venir travailler. Ils étaient retenus à la maison. Nous avons besoin de tout le monde à ce temps-ci de l’année. »