Habitant le secteur du centre-ville à Magog, Martine Gaudreau avoue être tombée en amour avec les deux immeubles, presque entièrement construits en bois.

Vente prochaine de l’église Saint-Luc?

MAGOG — Le diocèse anglican de Québec a accepté une offre d’achat pour l’église Saint-Luc et la salle communautaire voisine, qui sont situées au centre-ville de Magog. La dame ayant déposé cette offre, Martine Gaudreau, souhaite organiser des événements divers dans les deux bâtiments patrimoniaux.

La réponse positive des autorités religieuses est toutefois conditionnelle. On a ainsi demandé à la promotrice de dénicher le financement pour l’achat des deux immeubles avant le 28 février prochain. On l’a également invitée à bonifier quelque peu son offre, qui était de 200 000 $.

« Nous avons été approchés par cinq acheteurs différents et, quand nous avons été informés de la valeur marchande des bâtiments, on a donné un mois à ces gens pour nous faire une offre. Cette dame a été la seule à en soumettre une », explique Marie-Sol Gaudreau, directrice générale du diocèse anglican de Québec.

Selon Marie-Sol Gaudreau, l’église et la salle communautaire ont une valeur de 360 000 $. Mais le diocèse est prêt à les vendre pour une somme moins importante.

« Nous laissons un délai à l’acheteuse pour lui permettre d’amasser son financement. Par contre, si ça ne fonctionne pas avec elle, nous ouvrirons la vente à plus de monde », note la directrice générale du diocèse anglican.

Le zonage du terrain sur lequel on retrouve les deux bâtiments autorise uniquement la réalisation de projets destinés au grand public. De plus, les deux immeubles ont été reconnus comme des biens patrimoniaux par la Ville de Magog.

« Le zonage n’est pas vraiment un problème pour nous parce qu’un éventuel acheteur pourrait demander à la Ville de Magog de le changer, s’il le souhaitait. En ce qui concerne la citation patrimoniale, on ne croit pas non plus qu’elle nous causera de problème. La seule chose qu’elle risque de faire, c’est d’étirer la période avant la vente. »

Attachée au lieu

Habitant le secteur du centre-ville à Magog, Martine Gaudreau avoue être tombée en amour avec les deux immeubles, presque entièrement construits en bois.

« Je me considère la gardienne de ces lieux. J’aime tout de cet endroit : son architecture et son bois notamment. Je vois son potentiel depuis un moment », lance Mme Gaudreau, en précisant n’avoir aucun lien de parenté avec la directrice générale du diocèse anglican malgré leur nom de famille identique.

À l’intérieur des deux immeubles, la promotrice aimerait organiser des « cérémonies d’adieu », autrement dit des réceptions pour des gens en phase terminale ou décédés. Elle désire aussi que des activités artistiques se déroulent sur place.

« J’ai été aidante naturelle pendant 26 ans. Cette fonction que j’ai eue si longtemps auprès de mes parents ne me définit pas. Mais j’aimerais faire en sorte qu’une partie des activités profitent, d’une façon ou d’un autre, aux personnes qui supportent un proche », explique-t-elle.

Afin de financer l’achat des deux bâtiments, Martine Gaudreau espère recevoir un ou des dons en argent. On peut la joindre en composant le 819 769-1745.