Il ne restait que des débris, jeudi, sur les lieux de la résidence Le Riverain emportée par les flammes, mercredi matin.

Vent de solidarité à Richmond au lendemain de l'incendie

À peine quelques heures après l'incendie de la maison de chambre Le Riverain, à Richmond, mercredi matin, la vingtaine de sinistrés avait déjà été relocalisée par la Croix rouge, que ce soit chez des amis, dans leur famille ou dans des hôtels à proximité.
Les sept bénévoles de la Croix rouge ont donc pu quitter assez rapidement le Centre Sainte-Famille, transformé en centre d'accueil et d'information pour l'occasion. « Les personnes ont reçu des bons d'achat échangeables dans des commerces situés à Richmond et à Sherbrooke pour se procurer des vêtements et des denrées », explique Carl Boisvert, responsable des communications à la Croix rouge.
L'organisation prévoit offrir son aide aux sinistrés pendant 72 heures. Toutefois, l'aide sera disponible un peu plus longtemps pour les deux personnes hospitalisées, un homme incommodé par la fumée et une femme ayant sauté de l'étage. « On aidera les personnes qui sortent de l'hôpital pendant trois jours supplémentaires. On réévaluera les dossiers et on agira selon les besoins de chacun, individuellement », ajoute M. Boisvert.
De plus, un représentant du Rivage, organisme communautaire oeuvrant en santé mentale dans le Val Saint-François, a approché la Croix rouge afin de devenir le lien entre celle-ci et les sinistrés dès la semaine prochaine.
Vent de solidarité
Un vent de solidarité s'est tout de suite emparé des citoyens de Richmond. Une collecte de dons a aussitôt été mise sur pied. Jeudi, l'hôtel de ville est devenu par la force des choses l'endroit idéal pour recueillir les dons de la population désirant faire preuve de générosité envers la quinzaine de personnes touchées par l'incendie.
En l'absence du maire, c'est vers Martin Lafleur, secrétaire adjoint à la direction, secrétaire-trésorier du Service des incendies et directeur de l'Office municipal d'habitation, et sa petite équipe à la Municipalité que se tournent les citoyens.
« Il n'y a pas vraiment de plan de match pour recevoir et distribuer les meubles, par exemple. Les gens appellent, donnent et on s'arrange pour répondre aux besoins. Les besoins sont ceux d'une chambre : lit à une place, petite table, micro-ondes. On gère la situation avec les ressources qu'on a, au fur et à mesure qu'il y aura de la demande. »
La plupart des dons sont stockés dans un entrepôt. Selon Martin Lafleur, le vrai choc aura lieu dans trois jours lorsque les sinistrés auront à se localiser de façon définitive. Dès lors, ils seront pris en charge par les Services sociaux pour évaluer leurs besoins.
Le directeur de la Résidence Brunswick se fait rassurant
L'incendie du Riverain de Richmond porte à réflexion sur la sécurité des bâtiments de résidences, incluant celles pour personnes âgées comme le Brunswick, situé à quelques coins de rue du Riverain. Directeur général de la résidence pour aînés, Roch Plourde, se veut rassurant.
« La résidence compte deux parties. La partie neuve est complètement équipée de gicleurs et on est à finaliser l'ancienne partie. Les travaux sont pratiquement terminés», assure-t-il.
Plusieurs mois ont été nécessaires pour mettre en place et en fonction les gicleurs. « En mettant des gicleurs, il faut réajuster le système d'alarme en système d'alarme adressable, ce qui veut dire que chaque chambre est adressée dans le panneau d'alarme. Dans chacune des chambres, on a des stroboscopes et des klaxons pour les résidents qui auraient des problèmes de vue ou d'ouïe», précise M. Plourde en ajoutant qu'avec une clientèle en perte d'autonomie, il doit munir son bâtiment de ce genre d'alarme. Pendant l'année, il reçoit d'ailleurs la visite des pompiers et des responsables de la Régie du bâtiment qui évaluent la sécurité des lieux.