Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La Ferme Berthe-Rousseau, centre d’hébergement et de répit centré sur le retour à la terre pour les gens vivant des moments difficiles.
La Ferme Berthe-Rousseau, centre d’hébergement et de répit centré sur le retour à la terre pour les gens vivant des moments difficiles.

Vent de changements à la Ferme Berthe-Rousseau

Viatka Sundborg
Viatka Sundborg
La Tribune
Article réservé aux abonnés
La Ferme Berthe-Rousseau profite de la pandémie pour faire une restructuration complète de l’organisme. Le centre cherche à s’institutionnaliser tout en gardant sa vocation d’hébergement et de soutien auprès des personnes vivant des moments difficiles.

La Ferme Berthe-Rousseau fonctionnait auparavant sous un modèle pouvant s’apparenter à celui d’une famille d’accueil où les employés et les résidents cohabitaient sur le site en tout temps. « C’était bien plus qu’un emploi, les employés devaient adhérer à tout un mode de vie en acceptant de se joindre à la Ferme », explique Stéphanie Roy, nouvellement nommée à la direction générale de la Ferme Berthe-Rousseau, située à Durham-Sud.

L’organisme divise ses activités en trois volets, soit l’hébergement, l’agriculture et l’accueil de groupe. « Il est impossible de penser que quelqu’un peut s’occuper de tous ces secteurs à la fois. Ça représente une charge de travail énorme. C’est pour cette raison que nous sommes présentement à la recherche de coordonnateurs qui pourront prendre en charge chacun des volets », poursuit Mme Roy qui est la toute première directrice générale de la Ferme.

Stéphanie Roy, nouvelle et première directrice générale de la Ferme Berthe-Rousseau. Enseignante en éducation physique de formation, son parcours professionnel est centré vers le milieu d’affaires lié aux organisations à but non lucratif.

« La pandémie a forcé la fermeture de la Ferme Berthe-Rousseau, mais a permis de repenser l’entièreté de l’organisme. Notre but fondamental d’accueillir des personnes qui ont besoin de prendre un pas de recul sur leur vie reste le même. Toutefois, nous voulons optimiser les deux autres volets afin de pouvoir continuer d’offrir l’hébergement à petit prix pour les résidents », ajoute-t-elle. 

La Ferme Berthe-Rousseau cherche donc à mettre sur pied un modèle d’agriculture et d’accueil des groupes journaliers plus rentable dans le but de poursuivre sa mission. 

La réouverture du centre d’hébergement est prévue pour l’automne si la situation est de retour à la normale. Par contre, la Ferme Berthe-Rousseau souhaite dès ce printemps relancer le volet agricole du centre. « On souhaite prendre le temps de bien relancer toute cette dimension-là dans l’espoir d’en dégager peut-être une source de financement pour l’organisme », dit Stéphanie Roy.

Pour ce qui est de l’hébergement, le grand défi que souhaite relever la directrice générale avec son équipe est d’avoir une reconnaissance du gouvernement afin de pouvoir participer à un Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). « Ça relève du miracle si l’organisme peut toujours fonctionner. Le financement a toujours été un enjeu de taille dans la poursuite de la mission de la Ferme Berthe-Rousseau. Il y a tellement de ressources humaines qui sont gaspillées à chercher des subventions alors qu’elles pourraient être utilisées pour aider les résidents », précise Mme Roy.

« La Ferme Berthe-Rousseau, c’est un mode de vie complètement différent, ça permet aux résidents de s’arrêter et de penser tout en participant au projet d’agriculture et d’élevage du centre. »