Véhicules électriques : l'Estrie dans le peloton de tête

L’Estrie continue à se maintenir dans les premières régions québécoises pour ce qui est de l’électrification des véhicules. Le nombre de voitures électriques (VÉ) demeure toutefois très bas par rapport aux véhicules à essence.

La région de Lanaudière demeure la championne incontestée des voitures électriques, une tendance qui continue à s’accélérer, constate l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) dans son bilan tiré des chiffres de la SAAQ en date du 30 septembre 2018. On estime que 0,87 pour cent des autos sont mues par l’électricité.

La Montérégie est toujours largement championne dans l’absolu avec maintenant 9039 véhicules branchés, plus du quart des VÉ du Québec. Pour le rapport véhicules électriques pour 10 000 habitants, le taux est de 0,73 pour cent du parc électrifié. En Estrie, pas loin derrière en troisième position, environ 0,70 pour cent de la flotte fait le plein d’Hydro-Québec.

Même si la région la plus avancée à ce chapitre n’a pas encore atteint un pour cent du parc total des véhicules, pour Martin Archambault, porte-parole de l’AVEQ, ces chiffres sont encourageants.   

« Seulement 0,70 pour cent des véhicules qui sont électriques en Estrie, ce n’est pas beaucoup, reconnait-il. Mais ça double chaque année. Il y a sept ans, il n’y en avait pas. C’est le segment des véhicules qui progresse le plus vite. Ça s’en vient! »

« D’avril à septembre, 50 pour cent des véhicules vendus par un concessionnaire de Saint-Hyacinthe étaient électriques. Pour commander, il faut se prendre des mois à l’avance. C’est tout un changement pour l’industrie. »

On approche les 2000 (1959 sur 326 000) véhicules électriques en Estrie, peut-on tirer des chiffres de l’AVEC. En 2016, on calculait qu’il y en avait 572 dans la région, contre 266 l’année précédente.

C’est dans les rues de Sherbrooke où roulent le plus de ces autos sans essence. Viennent ensuite Magog et Windsor dans le palmarès des villes estriennes recensées par l’AVEQ.

Plusieurs facteurs peuvent influencer les Estriens à se tourner vers l’énergie propre pour leurs déplacements, affirme M. Archambault. « Il y a le fait que Sherbrooke est une ville universitaire », analyse-t-il.

« C’est une région qui a accès à l’information sur les véhicules électriques. Il y a également la disponibilité des voitures chez les concessionnaires. Les gens ont aussi pu assister à des événements de sensibilisation des déplacements en véhicules électriques. Il y a aussi l’accès aux bornes de recharge rapide qui compte. »

La fin de l’aide financière à l’achat des autos électriques en Ontario sourit aux acheteurs québécois, car la disponibilité des véhicules augmente dans la province, selon Martin Archambault.

« On commence à sentir l’effet au Québec », dit-il.

« On attend aussi l’application de la loi québécoise qui oblige les concessionnaires à offrir de la disponibilité à la clientèle. » 

On a appris au cours des derniers jours qu’au rythme auquel le nombre de véhicules électriques au Québec augmente, on pourrait atteindre l’objectif de 100 000 unités en 2020. Selon les données compilées par l’AVEQ, il y avait 35 170 véhicules électriques immatriculés auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), en date du 30 septembre dernier.