De plus en plus de jeunes deviennent accros à la nicotine après avoir adopté le vapotage.
De plus en plus de jeunes deviennent accros à la nicotine après avoir adopté le vapotage.

Vapotage: les élèves de 20 écoles secondaires sondés

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Des élèves d’une vingtaine d’écoles secondaires de la région estrienne sont actuellement sondés dans le cadre d’une enquête sur le vapotage.

Selon Mélissa Généreux, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec ainsi qu’au CIUSSS de l’Estrie-CHUS on souhaite établir le portrait de l’usage de la cigarette électronique chez les adolescents.

L’étude via un questionnaire en ligne a débuté lundi, dit-elle. La réponse des écoles a été très positive. Des institutions publiques et privées, francophones et anglophones, participent.

« J’ai envoyé une invitation. Je me disais, si j’ai deux ou trois écoles, on y va. Nous avons reçu 19 réponses et une vingtième s’est ajoutée lundi, commente-t-elle. C’est donc pertinent de le faire. »

« Les jeunes ont jusqu’au 21 janvier pour répondre. C’est un questionnaire court qui n’est pas long à compléter. Nous aurons les résultats rapidement. »

Dre Mélissa Généreux : « Il a fallu faire la lutte contre le tabagisme chez les jeunes. Il faudra faire la lutte au vapotage. »

Mme Généreux fait mention que les liquides utilisés dans les appareils de vapotage peuvent contenir de la nicotine, d’où sa crainte que la cigarette électronique puisse développer la dépendance à la cigarette traditionnelle. 

La cigarette électronique n’est pas aussi inoffensive que ce qui est décrit par l’industrie du vapotage, assure-t-elle. « Au départ, c’était présenté comme un outil pour ceux qui veulent arrêter de fumer. Après avoir tout essayé. »

« Mais là, on voit qu’on cible de plus en plus les jeunes. On en voit qui sont devenus accros à la nicotine. Des jeunes qui n’avaient jamais fumé. »

Les questions de l’étude concernent les habitudes de vapotage des jeunes, leurs connaissances des risques, l’utilisation dans leur entourage. On dressera ainsi le profil type du jeune qui vapote, souligne Mme Généreux.

On devrait connaître les résultats de l’étude à la fin de janvier.

Ces résultats pourront servir pour une éventuelle campagne de sensibilisation contre le vapotage, dit-elle. On pourrait s’inspirer de la lutte contre le tabac il y a plusieurs années.

« La première étape, c’est de savoir pourquoi ils vapotent. Après, ça pourrait déboucher sur une campagne de sensibilisation et même plus », analyse la spécialiste.

« Il a fallu faire la lutte contre le tabagisme chez les jeunes. Il faudra faire la lutte au vapotage. » 

Mélissa Généreux ajoute que l’industrie du tabac a pris place dans le commerce de la cigarette électronique. Aussi, les appareils utilisés sont de plus en plus discrets et performants, ce qui permet de les dissimuler sur soi.