Les deux lignes de tri fermées l’an dernier, la ligne résidentielle et celle des industries, commerces et institutions, sont toujours inactives. Celle liée aux résidus de la construction, de la rénovation et de la démolition n’a jamais cessé ses activités.

Valoris emprunte 2,5 M$ en guise de fonds de roulement

La régie intermunicipale Valoris a adopté deux règlements d’emprunt le 26 avril dernier pour se doter d’un fonds de roulement et pour l’achat d’un compacteur.

Dans le premier cas, l’emprunt projeté s’élève à 2,5 M$. « Un fonds de roulement est normal dans une entreprise d’envergure. L’objectif est de parer à des imprévus. Nous pourrions alors les résoudre rapidement. Nous le créons, nous le rendons disponible, mais nous ne l’utilisons pas », résume Jean-François Sornin, directeur général de Valoris.

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La gestion de Valoris remise en question

Cette somme ne sera décaissée que si le conseil d’administration le juge opportun et elle ne sera pas injectée dans le budget d’exploitation. « Nous sommes capables de couvrir nos dépenses pour une année complète, mais nous n’avons pas de marge de manœuvre. C’est inconfortable. Un règlement d’emprunt prend des mois à compléter. »

Valoris cherche ainsi à éviter, par exemple, des pertes de revenus liés à un bris mécanique. « Si une chaîne de tri reste arrêtée trois mois en attendant le règlement d’emprunt, là il y aurait des conséquences financières. Nous nous sommes dit que c’était une bonne stratégie pour faire face aux imprévus. »

Compacteur

L’achat d’un compacteur de 1,1 M$, lui, est rendu nécessaire parce que l’équipement actuel a atteint la fin de sa vie utile. « C’est un équipement qui sert à écraser les matières résiduelles pour limiter l’espace qu’elles occupent. Nous n’avons pas le choix d’avoir cet équipement dans un centre d’enfouissement. »

Les contribuables de Sherbrooke et du Haut-Saint-François qui souhaitent s’opposer à l’approbation de ces règlements par le ministre des Affaires municipales doit communiquer avec lui dans les 30 jours suivant la publication d’un avis public.

Quant au plan de redressement attendu en début d’année, il est toujours en cours d’élaboration. « Nous avons une ébauche. Ça avance bien, mais nous devons traverser certaines étapes », commente laconiquement M. Sornin.

« Il est très raisonnable de penser le déposer en 2018. »

Valoris attend par ailleurs toujours la visite de la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, qu’elle espérait en mars, après une rencontre avec la ministre de l’Économie des Sciences et de l’Innovation, Dominique Anglade. « Nous sommes en attente d’un rendez-vous. Nous nous attendons à ce que ça se passe en mai ou en juin. »

Enfin, les deux lignes de tri fermées l’an dernier, la ligne résidentielle et celle des industries, commerces et institutions, sont toujours inactives. Celle liée aux résidus de la construction, de la rénovation et de la démolition n’a jamais cessé ses activités.