Karine Vallières

Vallières appuie le projet de 14 M$ de St-Denis

La députée de Richmond Karine Vallières entend accompagner la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton et les associations de riverains dans leurs démarches l'installation d'infrastructures municipales d'eau potable et d'égouts autour du lac Desmarais et du Petit lac Brompton.
«Je vais m'impliquer pour éviter les retards. Il faut que le dossier soit bien monté. La municipalité doit avoir les bons outils pour avancer», dit-elle à La Tribune.
«J'appuie le projet, mais c'est un dossier normé et les possibilités politiques sont limitées.»
Rappelons que la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton est prête à aller de l'avant avec ce projet réclamé depuis longtemps. La facture est évaluée à 14 millions de dollars, annonçait La Tribune plus tôt cette semaine. Elle serait assumée à plus de 80 pour cent par les riverains.
La municipalité est en attente d'une réponse du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) pour une subvention du Programme d'infrastructures municipales d'eau (PRIMEAU) qui pourrait couper la facture de moitié. Une rencontre entre les deux parties est prévue le 20 juillet.
On estime que 75 pour cent des champs d'épuration et des fosses septiques des résidences autour des lacs Desmarais et Petit lac Brompton seraient non conformes.
Sans la subvention, les comptes de taxes des riverains pourraient grimper énormément.
D'autres lacs de la région ont des problèmes similaires, mais de façon moins étendue que sur le territoire de Saint-Denis-de-Brompton, ajoute Mme Vallières.
Encore le phosphore
Selon Jean-Claude Thibault, président du Regroupement des associations pour la protection de l'environnement des lacs et des bassins versants, la plupart des champs d'épuration et des fosses septiques des résidences sont efficaces pour traiter les coliformes fécaux, mais pas en ce qui concerne le phosphore, grand responsable de la prolifération des algues dans les lacs. Le myriophylle à épi, connu également sous l'appellation « plante zombie », est un problème grandissant en Estrie. Cette plante exotique envahissante va proliférer et nuire à la faune et la flore locale. Elle se nourrit du phosphore qui atteint les lacs et cours d'eau.
«C'est pour cela que nous suggérons aux riverains d'utiliser des produits de nettoyage qui ne contiennent pas de phosphore, dit-il. Les plantes marines veulent du phosphore. Les trappes à phosphore ne sont pas encore efficaces. La technologie n'est pas prête.»
«On doit aussi garder une bonne végétation le long des lacs. Si ton bord de l'eau ressemble à Brossard, ça ne marche pas.»