Après plusieurs années d'efforts et de revers, tout indique que la municipalité de Val-Joli aura enfin les subventions nécessaires pour procéder au prolongement de son réseau d'aqueduc.

Val-Joli pourra prolonger son réseau d'aqueduc

Après plusieurs années d'efforts et de revers, tout indique que la municipalité de Val-Joli aura enfin les subventions nécessaires pour procéder au prolongement de son réseau d'aqueduc qui vise à desservir des citoyens dont l'eau des puits est contaminée depuis plusieurs années.
La municipalité a reçu cette semaine une lettre qui confirme que son projet est jugé prioritaire
par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire et que sa demande d'aide financière au Programme municipal d'infrastructures d'eau (PRIMEAU) avait été retenue.
C'est donc quelque part d'ici le printemps prochain que le réseau pourrait être raccordé au réseau d'aqueduc de Windsor, et que les résidents dont les puits sont contaminés depuis plus de trois ans pourront enfin prendre une douche l'esprit en paix et boire l'eau qui coule de leur robinet.
« C'est une bonne nouvelle! Ça fait longtemps que nous épaulons la Municipalité dans ce dossier », se réjouit la députée libérale de Richmond, Karine Vallières.
Ce dossier fait partie des nombreux sujets qui ont été abordés vendredi matin lors d'une interpellation du Parti québécois (PQ) à l'Assemblée nationale qui portait spécifiquement sur la région de l'Estrie. Pendant deux heures, les députés de l'Estrie, qui sont tous du Parti libéral du Québec, ont débattu avec des porte-parole du PQ. « L'Estrie est négligée par le gouvernement libéral. C'est une région que les députés prennent pour acquise! » a assuré en entrevue à La Tribune Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et porte-parole du PQ pour la région de l'Estrie.
« Cette interpellation sur la région de l'Estrie fait partie d'une série d'interpellations que nous faisons chaque vendredi sur les différentes régions du Québec », a expliqué M. Gaudreault.
« C'est l'occasion de mettre de l'avant tous les dossiers qui trainent dans une région », ajoute Sylvain Gaudreault.
Au menu, entre autres, certaines municipalités qui manquent de classes pour leurs élèves, comme Compton et Ascot Corner, entre autres, l'accès à l'internet haute vitesse qui demeure problématique dans de nombreuses régions du Québec, dont l'Estrie, le dossier de l'enfouissement des lignes d'Hydro-Québec sur le mont Hereford dans le cadre du projet de la Northern Pass et les impacts dans les MRC de la centralisation en santé.
« Si cette interpellation a servi à réveiller les députés sur le travail qu'ils ont à faire, j'en serais très content », a soutenu Sylvain Gaudreault.
Luc Fortin, député de Sherbrooke et ministre libéral responsable de la région de l'Estrie, faisait bien sûr partie des députés présents à l'interpellation, tout comme Karine Vallières (Richmond) et Pierre Reid (Orford). Guy Hardy (Saint-François) était cependant absent. « En deux heures, jamais le député Gaudreault n'a parlé de nos réalisations! Oui, il y a de véritables enjeux en Estrie. Notre région en est une qui vieillit plus vite que d'autres et nous avons un problème de rétention de nos immigrants et de nos étudiants. Ça, c'est un véritable enjeu pour l'Estrie, mais jamais le député Gaudreault n'en a parlé lors de l'interpellation », a soutenu Luc Fortin.
Luc Fortin a dressé une longue liste d'investissements gouvernementaux annoncés dans la dernière année. « Le PQ, comme à son habitude, cherche à décrédibiliser l'action gouvernementale. Pourtant, en 2014, le choix des électeurs a été très clair : les députés du PQ ont été expulsés de la région et seuls les députés libéraux ont été élus. Depuis ce temps, la région se porte bien, et nous démontrons notre leadership en assurant le développement économique et social de la région. Un taux de chômage exceptionnel de 5,5 %, inférieur à la moyenne québécoise, montre déjà l'efficacité des mesures mises en place par notre gouvernement », a rétorqué Luc Fortin.