Gérald Deslauriers : « Avec ce qui a été révélé dans les derniers jours, on est encore une fois à la case départ. »

Usine d'épuration : des citoyens d’Omerville inquiets

Les odeurs provenant de l’usine d’épuration d’Omerville agacent sérieusement des Magogois résidant à proximité de cet équipement municipal. Ayant jusqu’ici été patients, ceux-ci exhortent la Ville de Magog d’enfin régler le problème.

Un groupe de citoyens du secteur d’Omerville était présent à l’assemblée de lundi du conseil municipal de Magog. Ses deux porte-parole, Gérald Deslauriers et Jules Géronimo, n’ont pas caché qu’ils avaient été déçus d’apprendre que le projet de construction d’une nouvelle usine d’épuration à Omerville avait connu des ratés sérieux récemment.

« J’habite au Parc Estrie et ce dossier me concerne depuis trop longtemps, a lancé M. Deslauriers à la mairesse de Magog lors de l’assemblée de lundi. Avec ce qui a été révélé dans les derniers jours, on est encore une fois à la case départ. »

De l’avis de ce citoyen, la Ville de Magog se « prive de revenus de taxes importants » en raison de la capacité limitée de l’usine d’épuration d’Omerville. Pourquoi? Tout simplement parce que le réseau d’aqueduc municipal ne peut être prolongé, dans ce secteur, en raison de la situation qui prévaut.

Mais ce n’est pas tout selon Gérald Deslauriers, car plus les délais s’étirent dans ce dossier et plus les coûts augmentent. « On est passé d’une facture de quatre à cinq millions à plus de 10 M$ aujourd’hui », a-t-il fait valoir.

Jules Géronimo a quant à lui indiqué que ses voisins et lui-même sont présentement « très, très, très inquiets », compte tenu de la tournure des événements. Il croyait, tout comme plusieurs de ses voisins, que le dossier progresserait plus vite.

« À l’achat de notre résidence en 2010, on avait été prévenus que des problèmes d’odeurs existaient. Mais on parlait à l’époque de la construction prochaine d’une nouvelle usine alors on avait été rassurés. »

Une mauvaise surprise

Lundi soir, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a reconnu que le conseil municipal aurait préféré que le dossier chemine plus rapidement. « On partage votre découragement », a-t-elle déclaré.

Mme Hamm a rappelé que la Ville a eu une mauvaise surprise tout récemment. « On pensait avoir choisi la bonne technologie pour notre projet d’usine d’épuration. Mais on s’est aperçu que c’était beaucoup trop cher, finalement, surtout que les programmes de subventions sont faits pour les projets de rénovation plutôt que les nouvelles constructions », a dit la mairesse de Magog.

Au cours des prochains mois, la Ville se penchera sur les différentes options qui s’offrent à elle. Le scénario qui paraît le plus probable, à l’heure actuelle, est l’installation de nouvelles conduites pour acheminer les eaux usées d’Omerville jusqu’à l’usine d’épuration de la rue de Hatley, dont la capacité est nettement plus importante.