Avec le déconfinement des piscines et des plan d'eau, mais surtout en raison de la canicule, les plages de l'Estrie ont été prises d'assaut en fin de semaine.
Avec le déconfinement des piscines et des plan d'eau, mais surtout en raison de la canicule, les plages de l'Estrie ont été prises d'assaut en fin de semaine.

Une visite à la plage en temps de canicule?

Sherbrooke — Pour plusieurs personnes, la canicule n’est pas la raison principale d’une petite visite à la plage dimanche après-midi. 

Si la température ressentie d’environ 35°C accompagnait les Québécois en fin de semaine, l’ouverture des plages est plutôt synonyme de vacances et de changement d’environnement après une longue période de confinement.

Même que la fête des Pères tombe plutôt bien cette année, puisque quelques familles en ont profité pour s’offrir du bon temps ensemble.

Lac Stukely: un bonus pour les vacanciers

Le nombre de personnes présentes à la plage du lac Stukely au Parc national du Mont-Orford confirme bien l’attente en voiture à l’accueil du parc. Clairement, la plage est la destination de la fin de semaine.

Qu’en est-il de la distanciation physique? Selon les informations d’une sauveteuse de la plage, le nombre de personnes est toutefois contrôlé, même si l’endroit est assez bondé.

Une communication s’effectue entre les personnes de la guérite et celles de la plage. Pour faciliter les choses et respecter les deux mètres de distance environ, le stationnement de la plage n’est qu’à cinquante pour cent de sa capacité habituelle. 

Néanmoins, quelques personnes s’offrent également de petites vacances en camping, et l’ouverture des plages est un bel ajout, et ce, surtout en période de canicule.

«Nous sommes en vacances parce que j’avais réservé le terrain de camping depuis l’année passée, mais disons que je suis chanceux d’avoir accès à la plage en fin de semaine», souligne un vacancier de la plage du Lac Stukely.

Une famille originaire de Québec ne savait pas si la plage serait accessible au moment de partir en camping. Mais elle est aussi bien heureuse du dénouement des dernières semaines en ce qui concerne les plages publiques.

Que ce soit pour un pique-nique, une randonnée en paddle bord ou un château de sable, toutes les activités sont offertes à la plage.

Plage de Magog: profiter du paysage

«Non, en fait on se promenait en voiture et nous nous sommes arrêtés au bord de l’eau pour regarder le paysage. Donc notre visite à la plage est plutôt un adon, mais c’est toujours bien de se rafraîchir en même temps», partage une Chamblyenne en visite.

En plus des quelques personnes dans l’eau, d’autres profitaient de l’ombre des arbres pour éviter les rayons du soleil. 

«Toutes les années nous venons à Magog, et comme il faisait chaud nous avions amené nos maillots pour essayer d’aller à la plage. Mais la raison de notre visite n’est pas en lien avec la canicule. Et même que je me serais baignée pareil s’il ne faisait pas chaud », mentionne une résidente de Laurentides au côté de son mari.

Au même moment, un groupe de jeunes suivaient, depuis vendredi, une formation de Sauveteur National-Plage sur la plage de Magog.

Des voiliers sur l’eau, des jeunes en formation et quelques vacanciers se sont retrouvés sous le soleil plombant à la plage de Magog dimanche après-midi. Malgré le nombre de personnes, aucune mesure sanitaire apparente était mise en place.

La plage du Parc Blanchard est clôturée pour en limiter l'accès et il faut se désinfecter les mains avant de faire saucette.

Lucien-Blanchard: changer de cap

Si la Ville de Sherbrooke prévoyait ouvrir la plage Lucien-Blanchard seulement le 22 juin à partir de 11h, plusieurs personnes ont pu se rafraîchir en fin de semaine.

Le fonctionnement de la plage Lucien-Blanchard est similaire aux piscines municipales de la Ville de Sherbrooke. Jeudi dernier, le chef de Division sport de la Ville de Sherbrooke, François Salvail, précisait d’ailleurs les nouveaux règlements de la piscine.

Lorsque la capacité maximale est atteinte, un décompte de quarante-cinq minutes s’effectue. Par la suite, les baigneurs doivent quitter la plage pour permettre à d’autres personnes d’en profiter. Aussi, un quinze minutes supplémentaires est réservé pour désinfecter les installations avant d’accueillir le prochain groupe.

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Tout comme les piscines municipales, la plage Lucien-Blanchard est réservée comme un lieu de rafraîchissement en raison de la canicule.

L’endroit est d’ailleurs clôturé à l’aide de barrières anti-émeutes pour permettre aux sauveteurs sur place de contrôler le nombre de personnes et respecter la capacité maximale de 90 personnes à la fois.

Avant d’entrer dans l’enceinte de la plage, les visiteurs doivent obligatoirement se laver les mains. Par la suite, ils peuvent se rafraîchir dans l’eau sans problème.

En tant que lieu de rafraîchissement, le flânage à l’extérieur de l’eau est interdit. En d’autres mots, une personne qui souhaite se faire bronzer ou pique-niquer sur la plage doit le faire de l’autre côté de l’espace clôturé.

«Ça se passe bien, mais hier [samedi] une personne ne voulait pas respecter le règlement. Parce qu’elle souhaitait rester de ce côté pour jouer dans le sable. Nous avons été obligés d’appeler la police, car la situation a un peu dégénérée», explique un sauveteur à l’accueil de l’enceinte de la plage à propos du déroulement des plages en mode COVID-19.

Les mesures sanitaires n’ont pas empêché la population de venir se rafraîchir à la plage. D’ailleurs, quelques personnes estiment que l’enceinte est sécurisante et elles n’ont pas peur de venir à la plage pour changer d’environnement.

«J’ai une piscine à la maison, mais j’aime bien venir à la plage de temps en temps pour changer d’environnement et profiter aussi des vacances», souligne une jeune adulte accompagnée d’une amie.

En visite à Sherbrooke, pour voir son neveu qui étudie à l’Université de Sherbrooke, une Montréalaise est bien heureuse de sortir un peu de la métropole.

«J’adore l’endroit. Même que j’ai dit à mon mari que j’aimerais avoir un chalet à Sherbrooke. Pour moi, c’est comme un gros village», ajoute la Montréalaise qui profitait de la plage Lucien-Blanchard en fin de semaine.