Il y a maintenant 908 Estriens qui ont été infectés par le nouveau coronavirus, une augmentation de trois depuis le bilan de vendredi du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Pourtant, au cours du long week-end de la fête des Patriotes, le bilan a grimpé jusqu’à 916 personnes.
Il y a maintenant 908 Estriens qui ont été infectés par le nouveau coronavirus, une augmentation de trois depuis le bilan de vendredi du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Pourtant, au cours du long week-end de la fête des Patriotes, le bilan a grimpé jusqu’à 916 personnes.

Une vingtaine de tests positifs sur 1550 effectués

 Il y a maintenant 908 Estriens qui ont été infectés par le nouveau coronavirus, une augmentation de trois depuis le bilan de vendredi du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Pourtant, au cours du long week-end de la fête des Patriotes, le bilan a grimpé jusqu’à 916 personnes.

« Il y a souvent une légère différence entre les chiffres régionaux et ceux du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Ce sont des personnes qui ont une adresse en Estrie, mais dont l’histoire de cas est enquêtée dans une autre région où ils habitent réellement. Nous tentons d’apporter les corrections le plus rapidement possible », indique-t-on du côté de la Santé publique de l’Estrie.

Au tout début de la pandémie par exemple, l’un des premiers cas attribués à l’Estrie était un étudiant qui utilisait encore l’adresse de ses parents comme adresse principale mais qui habitait dans une autre région du Québec.

Ainsi, neuf jours après la réouverture des écoles primaires et de certains commerces en Estrie, on n’assiste toujours à aucune hausse de cas liés à la reprise des activités. Il faut toutefois rappeler que la période d’incubation moyenne du virus est de cinq à sept jours.

La courbe continue de s’aplatir en Estrie. 

Plusieurs lieux pour les tests

Du 10 au 16 mai, il y a eu 631 dépistages dans les quatre cliniques désignées d’évaluation (CDÉ) sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, où les gens se présentent avec un rendez-vous quand ils présentent un symptôme de la COVID-19.

Pour la même période, la Clinique de dépistage désignée (CDD) de Sherbrooke a effectué 758 tests

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a aussi mis en place une équipe mobile de dépistage dans le but de prévenir la propagation de la COVID-19 dans les milieux de soins identifiés comme les plus propices à la transmission du virus, soit les résidences pour personnes âgées, les ressources intermédiaires, les ressources d’hébergement en dépendance, les centres de réadaptation et les organismes communautaires en hébergement.

« L’objectif de cette unité est de limiter les déplacements des personnes potentiellement infectées et de s’assurer que les tests soient faits rapidement. Cette équipe a pour mission de se rendre dans les milieux de vie partout en Estrie », indique-t-on du côté du service des communications.

En une semaine, cette équipe a effectué 163  tests de dépistage.

En tout, 1552 tests ont été effectués du 10 au 16 mai sur le territoire.

Pendant la même période, moins d’une vingtaine de personnes ont été trouvés positives au nouveau coronavirus.

Voici le graphique des nouveaux cas répertoriés chaque jour en Estrie depuis le début de la crise le 11 mars dernier.

Appel à la prudence

L’Estrie est maintenant considérée comme une zone froide au Québec.

Sur les 908 Estriens infectés, 688 ont reçu une confirmation comme quoi ils étaient guéris. Notons toutefois que ce ne sont pas toutes les personnes infectées qui subissent un test après la fin des symptômes pour savoir si elles sont guéries.

Vendredi, le CIUSSS comptait au total 168 employés qui avaient été infectés par le virus, dont 62 travaillent à la direction de la Santé publique de l’Estrie.

Les hôpitaux sherbrookois continuent d’avoir peu d’activités en lien avec la COVID-19, alors que seules 16 personnes infectées sont hospitalisées, dont deux aux soins intensifs. Un certain nombre de ces patients proviennent de l’extérieur de l’Estrie.

Il n’y a pas d’éclosions dans les CHSLD de l’Estrie et les éclosions qu’il y a eu dans les résidences privées pour aînés (RPA) sont maintenant terminées.

Ce n’est pourtant pas le moment de relâcher sa vigilance, a souligné le directeur national de la Santé publique Horacio Arruda mardi après-midi.

Les consignes sanitaires sont toujours de mise : laver ses mains, tousser dans son coude et porter le masque, en particulier dans le transport en commun et dans les endroits publics.

« C’est un virus qui est malicieux. Le virus est encore présent au Québec, même dans les zones froides. Il va y avoir des cas dans la communauté, chez des personnes âgées qui vivent à domicile. Ce virus-là pourrait venir d’un de nos enfants qui ne sait pas qu’il est infecté. Ce virus-là est invisible. S’il rentre chez vous, vous ne le savez pas encore et vous êtes déjà en train de contaminer d’autres mondes », a signalé le Dr Arruda.

Horacio Arruda

Une deuxième clinique de dépistage désignée

Par ailleurs, soulignons qu’une deuxième clinique de dépistage désignée (CDD) a ouvert ses portes mardi midi au Cégep de Granby. Les usagers qui sont éligibles à effectuer le test sont attendus tous les jours de 11 h à 19 et doivent présenter l’un des symptômes suivants : fièvre ou toux récente ou augmentation de toux chronique ou difficultés respiratoires ou perte soudaine de l’odorat ou du goût. Ou encore, les personnes doivent avoir deux des symptômes suivants : mal de gorge, diarrhée, malaises généraux (douleurs musculaires, mal de tête, fatigue importante ou perte d’appétit).

Considérant que le centre désigné de dépistage (CDD) de Granby partage la même entrée que la clinique désignée d’évaluation (CDÉ) accessible sur rendez-vous seulement, un membre du personnel effectuera un pré-triage à l’accueil. Il transmettra les consignes de circulation et de sécurité aux visiteurs des deux lieux de dépistage considérés comme étant des « zones chaudes ».

Avec une capacité estimée à 100 tests par jour pour chacun, les centres désignés de dépistage (CDD) de Granby et de Sherbrooke deviennent complémentaires aux cliniques désignées d’évaluation (CDÉ) de Granby, de Cowansville, de Magog et de Sherbrooke ainsi qu’aux urgences de Lac-Mégantic et d’Asbestos.

L’objectif visé est d’augmenter la capacité à effectuer de tests de la COVID-19 dans la population de l’Estrie, qui vit ses premières semaines de déconfinement progressif.

« Augmenter la réalisation de tests chez les personnes présentant des symptômes est la meilleure stratégie pour mieux contrôler le nombre de cas confirmés lors d’un déconfinement. On teste pour trouver des cas positifs, on identifie leurs contacts, on remonte la chaîne de transmission et on isole les personnes atteintes pour éviter de propager le virus », explique Robin-Marie Coleman, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.