Patrick Pinard

Une usine de transformation de 1,5 M$ pour la boucherie Clément Jacques

La boucherie Clément Jacques démarrera une usine de transformation de viandes à Magog, un projet évalué à 1,5 million $. Les travaux sont déjà en cours et les propriétaires de l’entreprise prévoient qu’ils seront terminés en juin.

Copropriétaire de la boucherie Clément Jacques, Patrick Pinard révèle que ce sont en réalité les activités de transformation de l’entreprise, présentement réalisées aux Terrasses 777, qui seront transférées à Magog. La PME occupera un espace 930 mètres carrés dans l’immeuble que possédait auparavant le Marché végétarien dans le parc industriel de cette municipalité.

«L’espace qu’on a pour la transformation, dans l’Est de Sherbrooke, est très restreint. On est obligé de dire non à des clients à cause de la situation dans laquelle on est. Cet investissement nous permettra de hausser notre capacité de production et d’améliorer nos processus de production», affirme M. Pinard.

Le projet de l’entreprise conduira au transfert d’une dizaine d’employés vers Magog. Entre cinq et 10 emplois supplémentaires seront créés dans cette ville, sans compter que la création d’une nouvelle «salle de découpe», aux Terrasses 777, entraînera l’ajout de trois autres postes.

Patrick Pinard en convient sans difficulté, la boucherie Clément Jacques vit présentement une période charnière. «Le ciel est dégagé pour nous et on a décidé de foncer. On a des produits artisanaux de moyenne et de haute gammes qui sont recherchés par plusieurs commerces. On sent qu’il y a de belles opportunités devant nous», explique-t-il.

Actuellement, M. Pinard est propriétaire de la PME en compagnie de Sébastien Jacques et Serge L’Heureux. Mais un quatrième mousquetaire pourrait s’ajouter bientôt puisque Michel Charlebois, directeur des finances de la boucherie, est en voie de se joindre au trio de partenaires d’affaires.

Pourquoi Magog?

À l’origine, la PME avait l’intention de créer sa nouvelle usine à Sherbrooke ou Windsor. Puis une offre très alléchante, formulée par la compagnie BTB Reit, est arrivée sur «un plateau d’argent» et a fait en sorte que les plans des propriétaires ont soudainement changé.

«J’ai approché Sherbrooke innopole, mais je n’ai jamais reçu d’offre écrite pour un projet à Sherbrooke, ce qui était mon rêve au début. Windsor m’a quant à elle fait une très belle proposition. Toutefois, les locaux disponibles à Magog étaient vraiment bien adaptés à nos besoins et la Ville de Magog nous a donné une subvention. Il a fallu qu’on reconsidère la situation.»

Récemment, la PME a vendu la succursale qu’elle exploitait à Mascouche. Cependant, ses propriétaires n’ont pas l’intention de se départir d’aucun des quatre points de ventes qu’il leur reste.

«Notre objectif est de maintenir les succursales que nous avons et de continuer à les alimenter en produits. On veut en plus développer une nouvelle ligne de mets cuisinés et fournir un plus grands nombre de clients dans le secteur de l’alimentation», mentionne-t-il.