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Les cuisines du Tournesol pourraient se garnir d’aliments tout locaux, provenant d’une serre solaire passive située juste à côté.
Les cuisines du Tournesol pourraient se garnir d’aliments tout locaux, provenant d’une serre solaire passive située juste à côté.

Une serre solaire passive au Tournesol

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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SHERBROOKE — Une serre solaire passive pourrait voir le jour sur le terrain de l’école secondaire du Tournesol, offrant du même coup aux jeunes la possibilité de manger « local » lorsqu’ils sont à la cafétéria de l’établissement. L’école de Windsor a été sélectionnée dans les appels de projets de 100 °, et saura à la fin avril si le sien est retenu.

Si ce n’était pas le cas, l’équipe se mettra à la recherche d’autres partenaires financiers : les bases du projet sont bien implantées. Le Tournesol collabore avec les étudiants de Bâtiments intelligents de l’Université de Sherbrooke (BIUS), qui lui fourniront les plans de la future serre, qui pourrait être érigée à l’été 2022.

L’ingéniosité de BIUS est actuellement mise à la contribution de la ferme communautaire Berthe-Rousseau.

« Le point de départ, c’est qu’on observe que plusieurs élèves ont besoin d’une aide quotidienne alimentaire pour subvenir à leurs besoins de base à l’école. Parfois, on sent qu’il y a un besoin de sensibilisation, d’accompagnement des choix. Ça fait un moment qu’on se questionnait (...) On a vu l’appel de projets de 100 °, c’était en plein dans le mille », indique Jamie Matchett, technicienne en travaux pratiques au Tournesol. Elle rappelle que c’est une coopérative alimentaire qui veille à l’alimentation des jeunes qui prennent leur repas à la cafétéria. 

En ayant été sélectionnée parmi près d’une vingtaine d’écoles, l’équipe du Tournesol bénéficie de formation et d’accompagnement.

Au terme du processus (baptisé Impulsion, le parcours d’accélération), des prix en argent seront attribués, variant entre 15 000 $ et 25 000 $.

Même si l’équipe gagnait, elle devra trouver d’autres partenaires financiers. Déjà, elle multiplie les collaborations pour concrétiser l’initiative, entre autres avec la MRC du Val-Saint-François.

Une serre de 16 pieds sur 30 pieds, du même type, construite sur les terrains d’une école d’une autre région, a coûté environ 65 000 $, observe Mme Matchett lorsqu’on l’interroge sur les coûts d’une telle infrastructure.

La serre solaire passive, qui fonctionnera pendant les quatre saisons et qui sera chauffée aux énergies renouvelables, serait construite à proximité du centre sportif et des stationnements, soit du côté de la rue Saint-Georges. 

Il pourrait s’agir d’une première dans la région.

Afin de faire la promotion des saines habitudes alimentaires, l’équipe impliquera les élèves de la terre à l’assiette, explique Mme Matchett, en soulignant qu’ils auront leur mot à dire sur le choix des semis. Un comité verra à attacher toutes les ficelles des possibilités pédagogiques l’an prochain.  

« Tout ça est à réfléchir », dit-elle en ajoutant qu’on songe déjà à collaborer avec des producteurs locaux et les élèves de l’école primaire Saint-Philippe, qui ont déjà leur propre jardin communautaire. 

« On est en démarrage, mais il y a des choses qui se précisent. »  

« Des jeunes ont commencé à préparer des semis. C’est comme la pouponnière du projet. Ils vont construire des bacs jardins aussi. » 

L’équipe ne peut pas rêver d’autosuffisance complète, mais elle peut assurément rêver d’accroître son indépendance alimentaire, avance Jamie Matchett, comme de pouvoir offrir des collations santé à ses jeunes. L’école avait joint le programme « Pour des écoles plus vertes » d’Environnement Jeunesse. 

Le Tournesol pourrait accueillir sur son terrain une serre solaire passive.