Martin Gemme, propriétaire du Parc du mont Hatley, a conservé les 200 luges de type Zipfy qu’il possédait au moment de mettre un terme aux activités de glisse en 2017.

Une réouverture du centre de glisse au mont Hatley toujours envisagée

Bien qu’il soit devenu fort discret, le propriétaire du mont Hatley, Martin Gemme, a toujours l’intention de rouvrir le centre de glisse qu’il avait créé il y a sept ans. Mais ne vous attendez pas à ce que la glissade sur tube refasse son apparition dans le canton de Hatley, car l’homme d’affaires croit avoir déniché un produit plus prometteur: la luge Zipfy.

« C’est encore dans mes plans d’exploiter un centre de glisse au mont Hatley, confie M. Gemme. J’avais acheté 200 luges de type Zipfy et je les ai gardées. L’ouverture pourrait avoir lieu l’année prochaine, mais ce n’est pas certain. Si ça fonctionne, le démarrage aura lieu d’ici au maximum trois ans. »

Les luges qu’il possède ne ressemblent en rien à celles que l’on voit habituellement sur les pentes. Elles sont de petites dimensions et ne peuvent accueillir qu’un seul lugeur à la fois. Elles sont munies d’un long manche, lequel facilite les changements de direction. 

En 2013, le Parc du mont Hatley avait cependant lancé ses activités en misant d’abord et avant tout sur la glissade sur tube. Son propriétaire souhaitait à l’époque faire en sorte que l’ancien Centre récréotouristique Montjoye redevienne un lieu très fréquenté en hiver.

Mais l’aventure amorcée cette année-là a été décevante pour Martin Gemme, à qui la météo a parfois joué de très vilains tours. Il a donc décidé de mettre un terme aux activités de glisse au Parc du Mont Hatley en 2017.

« Je me suis aperçu que la glissade sur tube avait perdu de la popularité, que les chambres à air qu’on utilise pour pratiquer cette activité brisent facilement et que ce type d’équipement était dangereux parce qu’on ne contrôle pas sa direction. Tout ça a fait en sorte que j’ai eu le goût de changer ma formule », confie-t-il. 

Le travail en cours

Afin que le Parc du mont Hatley puisse proposer une expérience hivernale de qualité, M. Gemme a déplacé son bâtiment d’accueil de manière à ce que la clientèle n’ait plus à traverser le stationnement de l’hôtel de ville du Canton de Hatley pour se rendre aux pistes de luge. Rappelons à ce sujet que cette municipalité a installé sa mairie au pied de la montagne dans les dernières années.

Le propriétaire du mont Hatley a par ailleurs entrepris de redessiner certaines des anciennes pistes du Centre Montjoye dans le but qu’elles offrent une expérience de glisse encore plus plaisante aux futurs clients.

« Il y avait des faux plats à certains endroits qui obligeaient les gens à marcher un peu durant leur descente et on travaille pour les faire disparaître. Aussi, on adoucit les pentes trop abruptes pour les rendre plus accessibles à tous », explique Martin Gemme.

Dans la foulée, le propriétaire de la montagne révèle qu’il n’est pas exclu que le Parc Hatley mise également sur le ski hors-pistes. Cette activité est de plus en plus populaire dans les centres de ski, au Québec. 

Le climat

Bien qu’il fasse preuve de détermination, M. Gemme n’est pas encore certain qu’il mènera son projet de relance à terme. Il avoue en effet que, si les prochains hivers sont peu enneigés, il modifiera probablement ses plans.

« Je dirais que c’est sûr à 50 pour cent environ qu’on va rouvrir. Je ne veux pas faire de promesse à personne. En ce moment, je suis très attentif aux changements climatiques et on voit d’ailleurs que, cette année, il n’y a pas beaucoup de neige. C’est préoccupant. »

Cela dit, l’homme d’affaires affirme qu’il est sans doute possible de s’adapter aux changements climatiques. « Si c’est trop difficile d’accueillir les gens durant les fêtes, pourquoi on ne laisserait pas tomber cette période pour plutôt allonger la saison en mars, un mois où on a tout de même de belles chutes de neige bien souvent », explique-t-il.

En terminant, il révèle avoir trouvé preneur pour les sept terrains résidentiels qu’il souhaitait vendre au mont Hatley. Il ne prévoit pas procéder à la vente d’autres terrains à des particuliers à court terme, mais il sait déjà qu’il devrait demander un changement de zonage pour cela.