Le spectacle de Noël de la petite Chapelle du rang 1 est en voie de s’imposer comme une tradition incontournable, à Lac-Mégantic, pour s’imprégner de la magie du temps des Fêtes. La dizaine d’artistes qui y participait pour une deuxième année d’affilée, telle une famille tissée serrée, a été invitée à y revenir pour les 10 prochaines années!

Une jeune tradition déjà courue à Lac-Mégantic

Pendant deux soirs, vendredi et samedi, la petite Chapelle du rang 1 a fait salle comble pour la présentation de son spectacle de Noël, qualifié de magnifique, et qui est en passe de devenir une tradition incontournable du temps des Fêtes à Lac-Mégantic.

Limitée à une soixantaine de places, la petite salle de diffusion s’est vite remplie malgré les billets à 75 $. « C’est qu’on veut accoler à cette prestation unique une remise significative des profits à une bonne cause, soit la Fondation de la Maison de soins palliatifs La Cinquième Saison », a spécifié le directeur artistique Hubert Lavallée.

Une dizaine d’artistes sont venus y présenter ce spectacle choral sans demander de cachet, dans un esprit de famille tissée serrée, comme le sont les propriétaires de la Chapelle, la famille de Stéphane Lavallée et de ses trois fils, bien connue à Lac-Mégantic.

Incidemment, la famille a solennellement dédié toutes les chansons du spectacle à son patriarche bien-aimé, Guy Lavallée, décédé des suites d’une longue maladie à l’âge de 88 ans le 12 décembre dernier.

C’était littéralement 10 voix d’anges, dans les circonstances, qui ont entonné, dans l’acoustique idéale de la petite Chapelle, le classique cantique Les anges dans nos campagnes, tout doucement accompagné par deux guitares mélodieuses.

Se sont succédé la superbe chanson Il faut croire à Noël, qui évoque les « enfants de Palestine, ou ceux d’Israël, d’Amérique ou de Chine… », puis la non moins jolie Marie-Noël, de Robert Charlebois, chantée par Safia Nolin et Elliot Maginot, et la triste Noël brun de Stéphanie Boulay : « C’est bien trop triste Noël, quand tu n’es pas là! »

Chacun des artistes y a mis de sa personnalité, de sa créativité, et a revisité les classiques à sa manière. Francis Faubert et sa fille Clémence, accompagnés par Stéphanie Boulay, ont rendu très joyeuse la chanson Vive le vent, avec des accents sympathiques.

Et comment ne pas gagner en magie et bonne humeur du temps des Fêtes à l’écoute d’un Jingle Bells choral qui a eu la bonne idée de se métamorphoser en medley, une tournure qui a charmé l’assistance à quelques reprises au cours des deux heures de bonheur que les prestations ont duré! Après un court entracte, les participants ont paru apprécier le bien connu conte Noël au camp de Tex Lecor, que Francis Faubert a livré dans ses mots, avec de très petits ajustements… bien prisés.

La baignade de Pomme

La seule artiste française du groupe, Pomme, dont c’était la quatrième apparition à la Chapelle en trois ans, a fait rire l’assistance en racontant sa première journée à Lac-Mégantic, où elle s’est baignée dans le lac, en s’informant si, « dans un si grand lac si profond, il y avait des baleines? »

Elle a enchaîné rapidement : « C’est assez fou… Je me trouve chanceuse d’être ici. C’est reposant. C’est une première fois où je me montre aussi émotionnelle. Je veux diversifier mon répertoire, je ne connais qu’une chanson québécoise du Nouvel An, « La petite petite petite jument », que vous appelez une chanson à répondre… J’aime bien ça! » Elle a finalement interprété la chanson triste Joyeux Noël, de Barbara, une chanson que peu de gens connaissaient, mais qu’elle a rendue mémorable avec des accents semblables à la voix d’une Carla Bruni.

Après que les chœurs aient ravi tout le monde avec le mémorable So this is Christmas (War is over), ils ont fait taper des mains avec le 23 décembre de Beau Dommage. Par la suite, l’humour particulier de Safia Nolin a fait un tabac avec une de ses compositions, Noël partout, qui a constitué la chanson de rappel.

Après le spectacle, Hubert Lavallée a annoncé que 4500 $ allaient être remis à la Fondation de la Maison La Cinquième Saison, soit les profits des deux spectacles. 

La présidente de la Fondation, Colette Roy Laroche, présente à cette soirée, est montée sur scène pour remercier les spectateurs, la dizaine d’artistes et la famille Lavallée. « Merci pour cette magnifique soirée. Merci pour votre énorme générosité… C’est à l’image du nouveau thème de notre maison de soins palliatifs ‘‘C’est une histoire de famille’’ », a déclaré Mme Roy Laroche, en faisant un parallèle avec la famille Lavallée.

Le sentiment général a été exprimé par une voix dans la foule des participants qui, à la sortie de la Chapelle, a été entendue : « J’en aurais pris encore une heure et demie! Ça aurait pu durer comme ça bien plus longtemps, tellement c’était bon! »