La communauté de Potton espère sauver sa grange ronde, laquelle se trouve au coeur du village de Mansonville. Sur la photo, on observe le maire de Potton, Jacques Marcoux, le président du comité de la grange ronde, Hans Walser, ainsi que le fondateur de l’Association du patrimoine de Potton, Gérard Leduc.

Une grange ronde à sauver à Potton

Force est d’admettre qu’on retrouve des gens déterminés à Potton. Même si le projet de mise en valeur de la grande ronde de Potton paraît interminable, un comité du milieu a décidé de lancer une nouvelle campagne de financement pour offrir une seconde vie à ce bâtiment patrimonial d’exception.

Président du comité de la grange ronde de Potton, Hans Walser a annoncé jeudi qu’on souhaite recueillir une nouvelle somme de 400 000 $ pour terminer les travaux de restauration du bâtiment et en aménager l’intérieur. Plus de 600 000 $ auraient déjà été dépensés pour solidifier la structure de la construction agricole et rénover cette dernière.

Afin d’amasser les 400 000 $ supplémentaires dont on croit avoir besoin, les responsables de la campagne de financement solliciteront principalement les « mécènes et les entreprises ». On souhaite faire en sorte que des donateurs de toute la MRC de Memphrémagog, et même au-delà, participeront financièrement au projet, car « Potton ne pourra assumer seul son financement ».

La MRC de Memphrémagog, le Canton de Potton et Patrimoine canadien ont notamment offert des sommes, dans le passé, afin que la préservation de la grange ronde soit rendue possible. Un montant total de 75 000 $ a également été donné par de simples citoyens sensibles à la cause ces dernières années.

« Ce projet évolue depuis une douzaine d’années, souligne Hans Walser. Gérard Leduc, le fondateur de l’Association du patrimoine de Potton, nous a d’abord fait prendre conscience qu’on avait un bâtiment patrimonial de valeur dans le village. Le conseil municipal a ensuite cité la grange sur le plan patrimonial et l’a acquise. Puis des travaux de stabilisation ont été entrepris. On avance peu à peu. »

La plus récente séquence de travaux de restauration réalisée s’est déroulée entre le 23 octobre et maintenant. « On a reçu une subvention du gouvernement fédéral et, si on ne voulait pas perdre l’argent accordé, il fallait qu’on le dépense avant le 31 mars. Ça nous a obligés à faire des choses en hiver et, ce qui n’a pas aidé, c’est que la météo a été vraiment difficile dans les derniers mois. »

En outre, les travailleurs affectés au chantier ont procédé à des travaux d’excavation et coulé du béton, deux tâches qu’on essaie habituellement de ne pas exécuter en saison hivernale.

La suite

Avec les 400 000 $ espérés, on remplacera la toiture de la grange ronde. On aménagera par la suite l’intérieur de façon à ce qu’il puisse accueillir un centre d’interprétation de l’histoire locale et des activités du milieu.

« Le bâtiment deviendra à terme un centre d’interprétation du patrimoine bâti, agricole, forestier et paysager propre à la région de l’Estrie », indique un communiqué émis jeudi.

Notons en terminant qu’il ne reste plus que quelques granges rondes en Estrie. La plupart de celles qui demeurent ont été bâties au début du 20e siècle. Ce type de construction aurait cependant été introduit en Nouvelle-Angleterre environ 100 ans plus tôt par un groupe religieux baptisé les Shakers.