Un taxi volé à Magog retrouvé à Sherbrooke

Un taxi volé a été retrouvé au centre-ville de Sherbrooke mardi soir près du boulevard Queen-Victoria. Le conducteur de 59 ans a également été arrêté pour possession de drogue dans le but d’en faire le trafic.  

Le taxi avait été volé chez Taxi Magog-Orford le 18 juin dernier. La Régie de police de Memphrémagog avait procédé à l’arrestation du suspect, mais le taxi était toujours manquant, explique Samuel Ducharme, relationniste au Service de police de Sherbrooke (SPS).

Mardi soir, un patrouilleur du SPS a intercepté le véhicule découvert à une intersection au centre-ville. Il a donc procédé à l’arrestation du conducteur pour recel de bien volé.

«Dans la même veine, l’homme était en possession d’une bonne quantité de métamphétamine, donc il a été arrêté pour possession de drogue dans le but d’en faire le trafic», ajoute le porte-parole. 

L’homme de 59 ans était déjà connu des policiers et faisait l’objet de plusieurs mandats d’arrestations, précise Samuel Ducharme. 

Une situation inusitée

«C’est la première fois que ça arrive dans l’existence de l’entreprise!» lance Stéphane Daigle, copropriétaire de Taxi Magog-Orford, fondée il y a plus de 30 ans. 

L’incident du 18 juin est survenu sur l’heure du midi, entre 11 h 30 et 13 h. M. Daigle explique qu’un des chauffeurs de Taxi Magog-Orford conduit deux véhicules: un taxi normal et un véhicule adapté pour les personnes en fauteuil roulant. 

C’est pendant un voyage avec le véhicule adapté que l’autre taxi a été volé. Au retour du conducteur, le taxi avait disparu du garage, à la grande surprise de tous les chauffeurs. 

«Toute qu’une affaire! Il me semble que si tu veux te faire repérer dans la vie, tu voles un char de taxi», rigole Stéphane Daigle, tout de même rassuré que rien de «grave» ne soit arrivé. 

M. Daigle ne pense pas reprendre possession du taxi puisque les assurances vont dédommager la compagnie pour le vol et que le véhicule servait désormais à transporter de la drogue.

«On a dit à nos employés de redoubler de prudence et de faire plus attention», termine Stéphane Daigle.