Un septuagénaire survit à une intoxication au monoxyde de carbone

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
MAGOG - Un résident d'Orford âgé de 74 ans peut s'estimer chanceux d'être toujours en vie.

Habitant en bordure de la rue de l'Épervière, il a été découvert gisant sur le sol mardi en début d'après-midi. Les secours ont mis un certain temps avant de comprendre ce qui s'était produit parce que plusieurs hypothèses étaient plausibles au départ.

Selon les informations obtenues, l'homme effectuait des travaux électriques alors qu'une génératrice fonctionnait à l'intérieur de son garage. Une fenêtre était ouverte, mais il semble que le taux de monoxyde de carbone dans l'air, dans le garage, ait grimpé de façon alarmante avant la perte de conscience de l'individu.

« On a vérifié le taux de monoxyde de carbone du patient et il était à 37 pour cent. C'est très élevé parce qu'à 15 pour cent seulement, il y a déjà des risques importants. C'est rare de trouver des gens encore en vie dans une situation semblable à celle de cet homme. Il a été très chanceux », affirme François Breton, chef des opérations chez Ambulance de l'Estrie.

Le septuagénaire a d'abord été transporté au CHUS, à Fleurimont, puis il a été placé à bord d'une ambulance en direction de Montréal, où il devait visiter une chambre hyperbare.

On ignore dans quel état exactement l'homme se trouve en ce moment. Toutefois, il a repris connaissance en après-midi mardi et tout laissait croire qu'il pouvait s'en tirer sans séquelle.

Chef des opérations au service de protection contre les incendies de Magog, Steve Lavoie invite pour sa part le public à la prudence. « Tout appareil de combustion émet du monoxyde de carbone et il faut toujours avoir un avertisseur de CO à l'intérieur », dit-il.