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La Ville de Magog et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs recherchent activement un sanglier en liberté, qui aurait été aperçu près du chemin des Pères.
La Ville de Magog et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs recherchent activement un sanglier en liberté, qui aurait été aperçu près du chemin des Pères.

Un sanglier en liberté à Magog

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
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La Ville de Magog demande l’aide de la population pour localiser rapidement un sanglier qui aurait été aperçu en liberté sur son territoire. Dans la nature, cet animal issu de l’une des espèces les plus néfastes au monde peut causer d’importants dommages aux terres agricoles et aux établissements. 

Le sanglier, qui est activement recherché par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), aurait été aperçu près du chemin des Pères pour la dernière fois, selon les informations diffusées en fin de journée lundi sur la page Facebook de la Ville de Magog. 

On demande aux gens qui le localiseront de noter la date, l’heure et le lieu de l’observation, le nombre de sangliers observés et une description des dommages observés avant de composer le numéro de SOS Braconnage, soit le 1 800 463-2191. 

Le MFFP rappelle de ne pas déranger les sangliers lorsqu’on se trouve en leur présence, puisque cela aurait pour effet de nuire aux opérations de capture en dispersant les animaux et en les rendant plus méfiants et davantage nocturnes. 

« Les sangliers ne sont pas des animaux particulièrement agressifs, mais, s’ils se sentent menacés, ils peuvent, à l’occasion, attaquer les êtres humains et leurs animaux de compagnie », écrit-on également avant de rappeler qu’il est interdit de tirer sur un sanglier en liberté. 

Étroite surveillance

Rappelons qu’aucune population sauvage de sanglier n’existe au Québec et que ceux-ci sont surveillés de très près par le MFFP. Il s’agit d’une espèce qui s’adapte facilement à son milieu et un secteur peut tripler sa population en une seule année. Seulement quelques individus en liberté pourraient implanter pour de bon l’animal sur le territoire. 

Aux États-Unis, la lutte aux sangliers et les dommages qu’ils causent coûtent d’ailleurs 1,5 milliard de dollars annuellement. L’animal se nourrit de racines, ce qui l’incite à creuser dans la terre. Un sanglier peut détruire plus de 4 hectares de terres humides au cours de sa vie, ce qui représente huit terrains de football.

Chaque année, près d’une trentaine de signalements sont faits dans la province en raison de bêtes qui se sont échappées de leurs enclos. Une nouvelle réglementation gouvernementale est d’ailleurs entrée en vigueur en 2018 pour renforcer la sécurité dans les élevages.