Le consultant du projet « Au pied du mont Ham » Pierre Lévesque et le promoteur du projet Renaud Bergeron présentent la vue que les résidents de la première phase du projet auront de la montagne.

Un projet éco-résidentiel au pied de la montagne

Le développement éco-résidentiel « Au pied du mont Ham » intégrant des principes verts avec une vue imprenable sur le mont Ham verra le jour à Ham-Sud.
Situé au coeur du parc régional du mont Ham ce développement domiciliaire vise le développement de 31 unités d'habitation dans une première phase d'environ 6 millions $ en investissements.
« Nous voulons développer un premier 75 âcres en trois secteurs d'une dizaine de maisons, soit des minimaisons de moins de 1000 pieds carrés sur deux étages, des petites maisons unifamiliales, puis des résidences plus conventionnelles. Le point commun demeure cependant d'intégrer des principes écologiques et d'économie circulaire », signale le promoteur Renaud Bergeron, dont le terrain total compte 355 âcres.
Ce dernier explique que les résidences devront être construites entre autres en respectant des principes d'orientation du soleil, de géothermie, d'isolation optimale et ultimement d'énergie solaire.
« Nous voulons des constructions s'inspirant des principes LEED sans toutefois obliger la certification. Nous voulons construire des maisons écologiques dont la facture électrique ne dépasse pas 200 $ ou 300 $ par année », indique Renaud Bergeron.
Au terrain de plus d'un âcre où les propriétaires pourront ajouter jusqu'à quatre annexes, le projet « Au pied du mont Ham » prévoit aussi des espaces communs où les résidents pourront établir des projets.
« Ce sont les résidents qui vont décider des services communs en fonction de leurs besoins. L'objectif de ce regroupement communautaire est d'acquérir des éléments technologiques pour se simplifier la vie. Nous souhaitons la mise en commun de l'expertise de chacun de nos résidents. Il y a aussi tout le côté agroalimentaire qui pourra être développé de façon commune ou individuelle », M. Bergeron.
Ce dernier considère que la municipalité de 235 habitants, selon le recensement de 2016, est l'endroit idéal pour mettre en place un projet domiciliaire du type qu'il propose.
« Ham-Sud est situé au centre de Victoriaville, qui est reconnu pour être un leader en matière environnementale, et Sherbrooke, dont l'université est l'une des meilleures au monde en gestion de l'énergie. Ce sont des principes que nous voulons appliquer dans le projet de développement », soutient Renaud Bergeron.
Ce dernier applique déjà plusieurs principes à sa résidence dont l'utilisation d'énergie solaire où ses quinze panneaux solaires orientés en temps réel avec le soleil qui permettent entre autres d'alimenter ses voitures électriques.
« Nous aimerions accueillir des résidents avant-gardistes qui souhaitent adopter ces principes. Les transports pourraient d'ailleurs être gérés en commun avec des voitures électriques. Nous allons analyser comment certains services peuvent être mis en commun entre chacun des résidents », signale M. Bergeron.
À court terme, soit d'ici la fin de 2017, Renaud Bergeron souhaite que la rue ainsi que les infrastructures électriques soient construites.
Son objectif demeure de construire la première maison témoin mettant en valeur les principes de développement durable dans la première moitié de 2018.
Ce dernier a travaillé pendant six ans et demi à convaincre la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques du Québec, la municipalité de Ham-Sud et la MRC des Sources de lui donner le feu vert à la mise en place de ce projet.
« Je possède ces terrains depuis 42 ans. Tout est à faire et nous avons le terrain idéal pour le faire. Je veux développer un projet où je vais m'emballer moi-même. Nous orientons le projet vers l'excellence du développement environnemental en milieu rural. Nous espérons que le projet de fibre optique pour la municipalité se concrétise ce qui pourrait attirer les jeunes familles où les nouveaux emplois sont axés sur le travail à domicile », signale Renaud Bergeron.