Des investissements majeurs sont prévus à la réputée auberge Ripplecove d’Ayer’s Cliff au cours des prochaines années.

Un projet de 20 à 35 M$ à l’auberge Le Ripplecove

Des investissements majeurs devraient être effectués par le nouveau propriétaire de l’auberge Le Ripplecove, à Ayer’s Cliff. Le promoteur Richard Laliberté prévoirait investir entre 20 et 35 millions $ pour rajeunir le réputé établissement hôtelier et l’agrandir.

M. Laliberté a acquis Le Ripplecove plus tôt cette année. Peu de temps après avoir acheté l’établissement, il avait indiqué qu’il entendait réaliser des travaux d’importance sur place. Il a depuis commencé ses démarches en vue de concrétiser son projet d’agrandissement, mais sans en faire état sur la place publique.

À la demande du promoteur, le conseil municipal d’Ayer’s Cliff a adopté deux résolutions, au cours des dernières semaines, afin de permettre la concrétisation du projet caressé par l’homme d’affaires.

La première des deux résolutions permettrait au promoteur de contourner certaines règles de la municipalité reliées aux stationnements. « Il aurait besoin de 272 cases de stationnement, si on appliquait les règlements sans aucune analyse, révèle le maire sortant d’Ayer’s Cliff, Alec van Zuiden. Mais on a accepté qu’il aménage seulement 82 pour cent des espaces demandés. »

M. van Zuiden laisse entendre que la demande de dérogation de Richard Laliberté n’était pas sans fondement. « Il veut respecter l’environnement et, en plus, on est assez convaincu qu’il n’aura pas besoin de 272 places, compte tenu de ce qu’il planifie faire », explique-t-il.
Dans la foulée, le maire sortant d’Ayer’s Cliff indique que les futurs stationnements seraient en majeure partie construits sous terre. « Ils seront à 75 pour cent souterrains. »

Quant à la seconde résolution adoptée par le conseil municipal d’Ayer’s Cliff, elle précise une série d’exigences additionnelles à l’égard du projet, qui ne ferait pour l’instant l’objet d’aucune demande de permis.

Le maire enthousiaste

D’après Alec van Zuiden, le projet de Richard Laliberté permettrait à Ayer’s Cliff d’empocher des revenus de taxes supplémentaires de 100 000 à 150 000 $ annuellement.

« C’est incroyablement intéressant, surtout quand on pense qu’une centaine d’emplois de plus seraient créés dès la première phase. Ce qui m’encourage aussi, c’est que M. Laliberté a déjà fait de belles choses chez nous », ajoute-t-il.

Le maire sortant admet toutefois que des résidents de sa municipalité ont exprimé des inquiétudes en lien avec ce projet. « On a bien reçu leurs commentaires et, au moment de la demande de permis, il serait possible de travailler des éléments précis avec le promoteur pour amoindrir les inquiétudes ou l’insatisfaction des gens », explique-t-il.

La Tribune a tenté de contacter Richard Laliberté, mais ce dernier n’a pas donné signe de vie par la suite. Rappelons que ce promoteur mijotait également un projet d’envergure à North Hatley.