Un printemps tardif, prévoit MétéoMédia

MONTRÉAL - La tentation est toujours grande, mais les Québécois ne devraient pas trop tabler sur le redoux de février pour remiser tuques et pelles.

Les spécialistes de MétéoMédia estiment que si les tendances des dernières années se répètent, les températures devraient être sous les normales dans le sud et l'ouest de la province, mais au-dessus des normales dans l'extrême nord. Les précipitations en tous genres seraient par ailleurs au-dessus des normales dans la majorité des secteurs entre les mois de mars et mai, à l'exception de l'est du Québec.

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Dans les Maritimes, les températures devraient se situer dans les normales saisonnières - donc plus frais que maintenant -, avec davantage de précipitations que la moyenne.

Tout en convenant que le printemps est difficile à priser en raison des nombreux revirements atmosphériques, André Monette, chef météorologue à MétéoMédia, explique que la tendance de cette année ne montre pas de signes clairs de «douceur prononcée».

«On ne voit pas de gros joueurs, comme les phénomènes El Niño et La Niña, qui pourraient injecter une dose importante de chaleur ou de froid dans l'atmosphère, estime-t-il. Le "patron météo" risque cependant d'être plus favorable à un printemps tardif et à des hauts et des bas importants, comme ce fut le cas durant l'hiver.»

Le service de météorologie de la chaîne a comparé des années de référence où les conditions étaient similaires à cette année, et le printemps 2017 figure sur cette liste. Or, «le mois de mars 2017 avait été 2,5 degrés plus froids qu'en temps normal dans le sud du Québec (avec une tempête monstre le 14 mars), tandis que le mois d'avril avait été 1,5 degré plus chaud que la normale». Le mois de mai, quant à lui, avait été «dans les normales».

MétéoMédia estime donc que si la tendance se maintient, «il serait étonnant de voir une chaleur hâtive s'installer tôt durant la saison: c'est plutôt le temps plus frais qui devrait l'emporter».

Ailleurs au Canada, la Colombie-Britannique devrait connaître un printemps plus frais que la normale, comme les Prairies d'ailleurs. Mais dans ces provinces, le peu d'accumulations de neige pourrait réduire les risques d'inondations majeures cette année, indique Chris Scott, chef météorologue au Weather Network. Dans les provinces de l'Atlantique, l'hiver relativement doux connu jusqu'ici pourrait se rafraîchir, avec davantage de précipitations que la moyenne.