Le poulain Bébé Miki, qu’on voit ici avec sa mère, la jument Somewhere A Place, est né en fin de semaine à l’Écurie Cleveland.
Le poulain Bébé Miki, qu’on voit ici avec sa mère, la jument Somewhere A Place, est né en fin de semaine à l’Écurie Cleveland.

Un poulain voué à un avenir prometteur

Un poulain né en fin de semaine à Cleveland près de Richmond est voué à un avenir prometteur si tous les astres s’alignent pour lui.

Bébé Miki, de son nom provisoire, a vu le jour samedi soir et fait partie d’une lignée génétique réputée pour la course.

Ses propriétaires, Mélissa Beaulieu et Guillaume Cayer-Richard, de l’Écurie Cleveland Stable, ne sont pas peu fiers de l’arrivée du poulain standardbred tant attendu.

Il est le fils de l’étalon Always B Miki qui détient le record du monde sur le mile, soit 1 minute et 46 secondes. Ce champion équestre a accumulé des bourses de plus de 2,8 millions $. 

La mère, la jument Somewhere A Place, a fait carrière dans l’Ouest canadien où elle a remporté des titres prestigieux. Ce cheval est aussi issu d’une lignée de sprinters bien en vue. Son père, Somebeachsomewhere, a accumulé des bourses importantes.

Le poulain ira un jour rejoindre sa sœur Always B Somewhere, une pouliche née en 2019, qui sera mise en vente à l’encan de Harrisburg en Pennsylvanie l’automne prochain, explique M. Cayer-Richard.

« Nous élevons des chevaux de course. Nous faisons venir de la semence d’étalons des États-Unis pour nos juments pour la reproduction. Il faut sélectionner les meilleurs. Nous vendons ensuite les poulains et les pouliches à 18 mois », explique l’éleveur.

« Les chevaux qui sont présentés à cet encan sont sélectionnés. Les prix de vente peuvent aller de 30 000 à 1 500 000 $. »

La semence vaut des milliers de dollars, dit-il.

Le pédigrée de l’animal à la naissance est d’autant plus important. Plus ses proches parents performent bien sur l’anneau de course, plus sa valeur peut monter. C’est le cas de Bébé Miki. Des chevaux de sa famille, si on peut s’exprimer ainsi, prendront part à des courses cet été aux États-Unis. S’ils performent bien, la demande pour le nouveau-né de Cleveland pourrait augmenter.  

« Ces chevaux de course avancent à environ 30 kilomètres/heure », précise M. Guillaume Cayer-Richard.

« Les courses sous harnais se font rares maintenant au Québec. Seule la ville de Trois-Rivières tient ce genre d’épreuve. On en retrouve plusieurs aux États-Unis et dans le reste du Canada. »

Mélissa Beaulieu et Guillaume Cayer-Richard surveillent évidemment les développements liés au COVID-19. Les interdictions de rassemblement pourraient bouleverser les activités du domaine des courses. 

 « Les courses peuvent se dérouler sans spectateurs », fait-il remarquer.

« Comme les casinos sont fermés, les parieurs se sont tournés vers les courses de chevaux, qui étaient restées en activités avant d’être à leur tour fermées. Les gageures ont augmenté d’une semaine à l’autre. »