Louis-André Neault, du Centre de mobilité durable de Sherbrooke, la chargée de projet Léonie Lepage-Ouellette, Jacinthe Caron, directrice du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, et Lisette Maillé, mairesse d’Austin, ont procédé au dévoilement de la plateforme web Embarque Estrie.

Un outil web pour la mobilité durable

Les citoyens de l’Estrie ont maintenant accès à une plateforme web leur permettant de planifier leurs déplacements en fonction des critères de mobilité durable.

Appelé Embarque Estrie (embarqueestrie.ca), ce nouvel outil web vise à inciter les Estriens à se déplacer autrement qu’en auto-solo. Chaque utilisateur peut ainsi obtenir toutes les options de transports actif et collectif disponibles pour se déplacer sur le territoire des cinq Municipalités régionales des comtés (MRC) de l’Estrie.

À parti d’un point A, l’utilisateur peut connaître les différents modes de transport disponibles qui existent afin de se rendre au point B. Outre les différents transporteurs collectifs (autobus et autocar), on y trouve un guichet unique pour accéder aux offres de covoiturage (ecoride, amigo, poparide, etc.), aux voitures en partage, aux bornes de recharge électrique ainsi qu’au réseau de pistes cyclables. La plateforme possède également une carte interactive qui permet à l’utilisateur d’obtenir les différents modes de transport disponibles selon son propre itinéraire.

Cet outil, qui vise à faciliter la mobilité durable et à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES), est le résultat d’un partenariat entre le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE), la MRC Memphrémagog, le Centre de mobilité durable de Sherbrooke, ainsi que quelques employeurs (Université de Sherbrooke, CIUSSS de l’Estrie) et des organismes environnementaux.

Jacinthe Caron, directrice du CREE, a rappelé que le transport constitue le plus grand émetteur de gaz à effet de serre dans la région, à l’instar du Québec. D’où l’importance pour le CREE de faire connaître aux citoyens l’existence de moyens de transport alternatifs. « Même s’il y a encore peu de gens qui le savent, ces solutions-là existent dans notre région », a précisé Mme Caron.

Mesures concrètes

En tant que partenaire, l’Université de Sherbrooke a rappelé que plusieurs mesures visant à éliminer l’auto-solo de ses deux campus (Sherbrooke et Longueuil) ont été mis en place au fil des ans. Parmi ces mesures, Patrice Cordeau a rappelé l’entente conclue il y a 15 ans avec la Société de transport de Sherbrooke (STS) permettant aux étudiants d’utiliser le transport en commun à faible coût. Un montant de 50 $ par mois est aussi accordé aux employés de l’UdeS qui utilisent le transport actif, tant à Sherbrooke qu’à Longueuil.

Lisette Maillé, présidente du Comité consultatif en développement durable de la MRC de Memphrémagog et mairesse d’Austin, a pour sa part rappelé que ses concitoyens ont accès à plus de 80 points d’embarquement, à des bornes de recharge électrique ainsi qu’à 19 stationnements incitatifs destinés à favoriser la mobilité durable.

Selon les statistiques fournies par le CREE, une trentaine de bornes de recharge pour véhicule électrique sont disponibles sur le territoire de la MRC de Memphrémagog.

À Sherbrooke, 85 % des ménages sherbrookois se trouvent à moins de 600 mètres de marche d’un trajet d’autobus, sans compter un réseau de pistes cyclables qui s’étend sur 160 km.

Au cours des prochains mois, le CREE espère étendre son offre de mobilité durable à divers employeurs de la région aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre.