Les 20 municipalités de la MRC du Granit ont décidé de proposer au ministère des Transports du Canada un tracé qui leur semble optimal pour la voie de contournement ferroviaire qui permettrait d’éviter le passage d’un train au centre-ville de Lac-Mégantic.

Un nouveau tracé fait l’unanimité à Lac-Mégantic

Les municipalités de Nantes, Frontenac et Lac-Mégantic ont présenté un projet de résolution pour relancer le ministère des Transports du Canada au sujet du tracé de la voie de contournement ferroviaire qui permettrait d’éviter le passage d’un train au centre-ville de Lac-Mégantic. La résolution officielle comprenant le nouveau tracé a été appuyée de façon unanime par les 20 municipalités de la MRC du Granit, et soumise à l’attention du ministre Marc Garneau, au nom d’une meilleure acceptabilité sociale du projet.

Pour qu’il ait le moins d’impacts négatifs possible sur la vie et les propriétés des citoyens, ce nouveau tracé passe dans le trait-carré des terres, sur le territoire de Frontenac, au lieu de les couper en deux, et évite un développement domiciliaire de 200 terrains prévu sur le territoire de Nantes.

« La balle est vraiment dans le camp des fonctionnaires du ministère des Transports du Canada », a indiqué à La Tribune le maire de Frontenac, Gaby Gendron. « Le premier ministre Justin Trudeau et le ministre Marc Garneau ont ouvert la porte à des ajustements au projet si les coûts supplémentaires n’étaient pas trop élevés, s’ils ne rallongeaient pas trop les délais non plus, alors nous avons acheminé cette résolution et nous n’avons pas encore eu de nouvelles. »

« On espère avoir une réponse positive. C’est toujours une question d’argent. Ils ont choisi le tracé le moins coûteux. Tout dépendant de leur réponse, positive ou négative, on va voir ce qui va arriver et nous allons décider de ce que nous allons faire. »

Le bureau du ministre Marc Garneau, à Ottawa, a confirmé à La Tribune la réception de la correspondance des municipalités de Nantes et de Frontenac, il y a quelques jours. Une porte-parole du bureau a ajouté qu’il serait prématuré de commenter davantage la situation pour l’instant.

Le maire de Nantes, Jacques Breton, est pour sa part satisfait de ce qui s’est passé au conseil des maires de la MRC du Granit.

« Nous avons l’appui des autres municipalités, qui comprennent bien ce que nous demandons. Ils voient bien qu’on n’a pas le choix. Lac-Mégantic est de bonne foi également. Notre problème se situe davantage au niveau des fonctionnaires qui s’en tiennent au tracé du départ. Ils ont pourtant entendu comme nous le premier ministre et le ministre Garneau ouverts à des compromis, en autant qu’ils ne soient pas trop coûteux. Mais au niveau politique on dirait que les bottines ne suivent pas les babines », a imagé M. Breton.

« Et puis je trouve difficile de rejoindre le ministre Garneau qui ne nous retourne pas de réponse. Je ne suis pas du modèle à rester assis et à attendre, quand il ne se passe rien.

« En fin de compte, je ne souhaite pas avoir recours au judiciaire, qui nous apporterait une histoire avec des procédures à n’en plus finir. Ce sera notre dernier recours. Il faut que notre message passe. Le premier critère à exploiter, c’est l’acceptabilité sociale. Moi je n’ai pas d’industries à Nantes. L’avenir de Nantes, c’est le résidentiel. Les développements domiciliaires de messieurs Lafontaine, Carrier et Côté, qui représentent 200 terrains à construire, c’est important, car il n’y a pas d’autre portion de notre territoire zonée blanc, c’est vert mur à mur autrement! »