un nouveau départ pour le Train des mots

Avançant plus lentement depuis sa fondation, l'organisme Le Train des mots pourra accélérer sa vitesse grâce à une subvention de 75 000 $ provenant du Programme d'action communautaire sur le terrain de l'éducation.
Le député d'Orford, Pierre Reid, a annoncé l'octroi de cette subvention au Train des mots lors d'une conférence de presse tenue dans les locaux de l'organisme magogois lundi matin.
« Depuis des années, Le Train des mots fait un travail extraordinaire d'alphabétisation des adultes. Il pourra dorénavant disposer d'une subvention annuelle pour lui permettre de se consacrer plus entièrement à ses activités d'alphabétisation et d'augmenter le nombre de voyageurs à bord de ses wagons », a fait valoir M. Reid lundi.
Présidente de l'organisme, Lisette Maillé a exprimé sa satisfaction après l'annonce de la subvention. « On va pouvoir être plus présent sur le terrain pour rejoindre les voyageurs, les gens qui auraient besoin de notre soutien autrement dit », a-t-elle confié.
Mme Maillé a ajouté que Le Train des mots aura moins besoin de compter sur le bénévolat dans le futur, grâce à cette subvention qui rend possible l'embauche d'une ressource.
« C'est un moment charnière pour notre organisme, qui ne possède qu'une petite équipe. On mettait beaucoup d'efforts à constamment aller chercher de l'argent et, là, on sera en mesure de mettre notre plan d'action en oeuvre comme on le désirait », explique la présidente du Train des mots.
Selon Lisette Maillé, il n'est pas simple de dénicher des adultes qui acceptent d'entreprendre une démarche dans le but d'apprendre à lire. « Il faut des efforts constants pour y arriver et répéter sans cesse notre message », dit-elle.
Directrice générale du Train des mots, Michèle Gaudreau note cependant que les efforts de l'organisation, au cours des dernières années, ont commencé à rapporter en ce qui concerne le recrutement. « De petites bulles éclatent. On sent de l'effervescence », assure-t-elle.
Parmi les clientèles ciblées par l'organisme, on retrouve les personnes qui se débrouillent en lecture mais qui sont néanmoins considérées comme des « analphabètes fonctionnelles » en raison de leur lenteur ou de leurs difficultés importantes.