On a tout vécu durant le mois d’avril en Estrie, dont un épisode de verglas.

Un mois d’avril aux allures de mars

On peut facilement conclure que le mois d’avril que l’on vient de vivre avait toutes les allures d’un mois de mars.

C’est avec un degré sous la normale que le quatrième mois de 2019 s’est terminé au chapitre des températures. Il a fait en moyenne 3,2 degrés, alors que la normale se situe à 4,1 degrés en Estrie.

« Un degré sous la normale, c’est quand même beaucoup », analyse André Cantin, météorologue chez Environnement Canada.

« Avril a été comme un prolongement de l’hiver, le fait marquant d’un printemps tardif. »

La température la plus froide a été enregistrée le 5 avril, alors que le mercure a plongé à moins 10,9 degrés. La plus haute température, 20,4 degrés, a été ressentie le jour de Pâques. Mais le 1er avril, il n’a pas fait plus chaud que le frisquet moins 1,6 degré. Et ce n’était pas un poisson d’avril!

Pas surprenant qu’on a dû affronter une multitude de nids-de-poule lors de nos déplacements, les défauts de la route étant causés par les écarts de températures, ont souvent répété les autorités ce printemps.

Pour ce qui est de la pluie, l’Estrie n’a heureusement pas subi le même déluge qu’ailleurs au Québec, ajoute M. Cantin. On a reçu 97,3 millimètres de précipitations (pluie et neige), alors que la normale se situe à 111 millimètres.

« C’est la seule région au Québec qui se retrouve sous la normale pour la pluie », note le spécialiste.

« C’est pourquoi l’Estrie s’en sauve avec moins de problèmes qu’ailleurs où il y a eu d’importantes inondations. La Saint-François s’est tenue tranquille. »

Les Estriens ont dû toutefois composer avec un épisode de verglas.

Mai en dents de scie

L’arrivée de mai ne s’accompagnera pas d’une importante cassure dans cette séquence d’un printemps déprimant. Les températures vont aller en se réchauffant quelque peu dans les prochains jours, prévoit André Cantin, mais on ne peut espérer de grandes chaleurs.

On ne s’éloignera pas beaucoup des normales, sans grande tendance, dit-il. D’ici les prochaines semaines, les températures seront « en dents de scie ».