Un match amical policiers-élèves

MAGOG - La relation qu'entretiennent les policiers avec les adolescents n'est pas toujours excellente, où qu'on se trouve dans la région. Un match de hockey amical entre des élèves de l'école secondaire de la Ruche, à Magog, et des membres de la Régie de police Memphrémagog pourrait cependant aider à accroître la qualité du dialogue entre les deux groupes.

Le match en question aura lieu à l'aréna de Magog vendredi à compter de 19 h. Les policiers affronteront l'équipe de hockey juvénile des Carnicas, le nom que portent toutes les formations sportives issues de l'établissement magogois. Les profits qui seront amassés, grâce à cet événement, seront remis à la maison des jeunes L'Exit, justement située à proximité de la Ruche.

L'idée d'organiser cette rencontre a été proposée par des élèves du cours de sensibilisation à l'entrepreneuriat de l'établissement scolaire. La Régie de police Memphrémagog a sauté sur l'occasion offerte.

«On fait beaucoup d'efforts pour changer la perception qu'a la population des policiers, reconnaît sans difficulté le directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy. On obtient de bons résultats en organisant différentes activités ou en s'impliquant de diverses façons dans la communauté. Et c'est toujours payant d'aller vers l'intérêt des jeunes.»

«On fait beaucoup d'efforts pour changer la perception qu'a la population des policiers.» - Guy Roy, directeur de la Régie de police Memphrémagog

M. Roy rappelle qu'un policier attaché à son service de police, en l'occurrence José Gosselin, travaille en permanence à la Ruche. «On est dans les rares à avoir ça. Ce policier intervient beaucoup pour faire évoluer les perceptions des jeunes. D'ailleurs, les élèves instaurent souvent des rencontres avec lui alors que la situation était tout autre au début», explique-t-il.

Pour sa part directeur de l'école de la Ruche, Martin Riendeau admet qu'il se sent choyé d'être à la tête d'un établissement scolaire dans lequel un policier œuvre au quotidien.

«Il a créé une relation avec les jeunes, souligne M. Riendeau. Il est en réalité une ressource additionnelle pour les élèves. C'est une bonne personne et il est accessible en plus. D'après moi, son travail a pour effet de réduire les méfaits au centre-ville.»

Le directeur de l'établissement scolaire ajoute par ailleurs que les activités permettant de rapprocher policiers et adolescents continuent d'avoir leur place. «C'est bon pour les jeunes de réaliser que les personnes en autorité sont à la base des êtres humains», note-t-il.