La tempête de lundi a pris tout le monde par surprise, y compris les chauffeurs d’autobus.

Un hiver difficile pour les chauffeurs d’autobus

Les chauffeurs d’autobus font face à un hiver difficile cette année comparativement aux autres hivers, spécialement sur les routes plus reculées, comme dans le Val-Saint-François.

Le transporteur scolaire Autobus B. Dion, qui dessert la région de Windsor, confirme que cet hiver est particulièrement difficile. « Il y a eu plus de tempêtes cette année, explique le président de l’entreprise Pierre Tourville. On doit gérer les déplacements selon la météo qui change souvent. »

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La tempête de lundi a pris tout le monde par surprise. Autobus B. Dion n’a pas pu desservir certaines écoles à la fin de la journée, des élèves ne pouvaient donc pas rentrer à la maison. « Des chauffeurs sont restés coincés lundi dans la tempête, dans le trafic, comme à Montréal, mais on est à Windsor », ajoute M. Tourville.

Lors d’une tempête, certains circuits à Windsor sont impraticables pour des autobus et certaines manœuvres peuvent être dangereuses. La compagnie Autobus B. Dion a un plan d’intervention pour décider si les services sont suspendus. Cependant, avec les conditions qui varient de plus en plus, les décisions peuvent être plus difficiles à prendre le matin d’une journée d’école. Les vents violents, la poudrerie, la pluie, le verglas ne facilitent pas la vie des conducteurs d’autobus qui doivent emprunter des chemins de campagne souvent étroits et mal déneigés selon le président de la compagnie de transport.

Il est trop tôt pour Autobus B. Dion pour chiffrer la hausse du nombre de journées sans service en raison des tempêtes. L’entreprise pourra affirmer à la fin de l’hiver quel est le bilan et s’il y a eu des coûts reliés à la suspension de services.